Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s’est livré une nouvelle fois à une féroce diatribe contre l’opposition, en particulier contre le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à qui il a prédit, sur le ton de l’ironie, la chute de « l’aura sacrée » acquise dans le monde arabe et islamique.
M. Joumblatt s’exprimait dans le cadre de son intervention hebdomadaire à l’organe du PSP, al-Anba’, à paraître aujourd’hui.
« C’est tout de même étrange cette capacité de certaines forces à s’adapter aux changements et même à les exploiter dans leur intérêt. Hier encore, le gouvernement était considéré comme un gouvernement satanique, un gouvernement de Feltman, caractérisé par son hégémonisme et son unilatéralisme. C’était aussi le gouvernement qui avait pris part à l’agression israélienne. Aujourd’hui, et malgré tout ce qui a été dit à son sujet, l’acceptation conditionnelle de Paris III est devenue possible », note M. Joumblatt.
« Dans l’intérêt même de l’image des détenteurs de la sainteté et des projets divins, ces décalages dans les positions politiques paraissent inopportuns car ils témoignent de contradictions terribles », écrit-il.
« Cette lecture ambivalente dessert la réputation acquise dans tout le monde arabe et islamique, et en premier lieu à Damas et Téhéran, des promoteurs de victoires divines, même si elle est acquise sur les cadavres des Libanais. Car leur crédibilité sacrée édifiée tout au long des années écoulées s’en ressentira », souligne-t-il.
« Ils versent des larmes de crocodiles sur les martyrs du Liban, les martyrs du 14 Mars, ceux de l’indépendance du Liban, une indépendance qu’ils tentent pourtant d’entraver. Qu’il est curieux de les voir pleurer aujourd’hui après avoir applaudi la veille », poursuit le chef du PSP.
« Leur pièce comique a fait long feu. Leurs masques sont tombés. Leur aura de sainteté a explosé. Tout cela ne restera pas sans effet sur les positions divines qu’ils avaient acquises à force de sueur », lance-t-il encore.
« Ils brandissent des portraits de Rafic Hariri et sabotent le tribunal international. Ils portent les images des martyrs de l’indépendance et ce sont eux qui torpillent cette indépendance. Ils se moquent de l’opinion libanaise, comme si elle pouvait oublier leurs hauts faits, qui montrent clairement où ils se trouvent, à qui ils s’identifient et prêtent allégeance, d’où vient leur financement et quels sont leurs objectifs », écrit-il.
« À présent, nous observons les premiers grincements provoqués contre la Finul et la résolution 1701. Ils avaient pourtant eux-mêmes pris part à la formulation de chaque virgule de ce texte, et cela est normal étant donné leurs capacités – divines, semble-t-il – en matière d’usage de la langue arabe. Voilà encore de quoi secouer l’image du détenteur de l’aura sacrée dans tout le monde arabe et islamique », conclut M. Joumblatt.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s’est livré une nouvelle fois à une féroce diatribe contre l’opposition, en particulier contre le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, à qui il a prédit, sur le ton de l’ironie, la chute de « l’aura sacrée » acquise dans le monde arabe et islamique.
M. Joumblatt s’exprimait dans le cadre de son intervention hebdomadaire à l’organe du PSP, al-Anba’, à paraître aujourd’hui.
« C’est tout de même étrange cette capacité de certaines forces à s’adapter aux changements et même à les exploiter dans leur intérêt. Hier encore, le gouvernement était considéré comme un gouvernement satanique, un gouvernement de Feltman, caractérisé par son hégémonisme et son unilatéralisme. C’était aussi le gouvernement qui avait pris part à l’agression...