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Une polémique éclate entre Negroponte et le Pakistan sur el-Qaëda

Le nouveau coordinateur du Renseignement américain, John Negroponte, a provoqué la colère du Pakistan en affirmant que des chefs d’el-Qaëda étaient cachés dans ce pays, d’où ils dirigeraient leur réseau. Réfutant que son pays soit un sanctuaire du mouvement islamiste, le porte-parole de l’armée pakistanaise, le général Shaukat Sultan, a déclaré hier à Reuters n’avoir « reçu aucune information des autorités américaines » sur la présence de dirigeants d’el-Qaëda dans son pays. Pour Islamabad, le chef d’el-Qaëda, Oussama Ben Laden, et son adjoint Ayman al-Zawahiri peuvent aussi bien se trouver d’un côté ou de l’autre de la très poreuse frontière pakistano-afghane, mais rien ne permet de dire qu’ils sont dans les zones tribales incontrôlées en territoire pakistanais. Dans un communiqué, le ministère pakistanais des Affaires étrangères estime que Negroponte aurait pu signaler combien de fois les succès américains contre el-Qaëda ont été obtenus grâce à la coopération du Pakistan. Il aurait pu, ajoute-t-il, insister « sur la coopération plutôt que sur des critiques douteuses ». Le ministère conteste également les allégations de Negroponte selon qui les chefs d’el-Qaëda dirigent du Pakistan les opérations de l’organisation islamiste à travers le monde. « En cassant les reins d’el-Qaëda, le Pakistan a fait plus que n’importe quel autre pays dans le monde », dit-il. Dans une déclaration inhabituellement directe sur la localisation présumée des responsables de l’organisation, M. Negroponte, ancien ambassadeur américain aux Nations unies, avait déclaré jeudi à la commission du Renseignement du Sénat que le Pakistan était au cœur d’un entrelacs de filières d’el-Qaëda qui atteignent le monde entier, et notamment l’Europe. Pour la première fois, M. Negroponte affirmait ainsi devant une commission parlementaire que le Pakistan abrite le QG d’el-Qaëda. « Le Pakistan est notre partenaire dans la guerre contre le terrorisme et il a arrêté plusieurs dirigeants d’el-Qaëda. Cependant, c’est aussi une source majeure d’extrémisme islamique », affirme Negroponte dans un document remis à la commission. De son côté, le département d’État a indiqué hier que le réseau terroriste el-Qaëda se renforce et tisse de nouveaux liens avec des sympathisants au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique du Nord à partir du Pakistan et ce pays est conscient du problème.

Le nouveau coordinateur du Renseignement américain, John Negroponte, a provoqué la colère du Pakistan en affirmant que des chefs d’el-Qaëda étaient cachés dans ce pays, d’où ils dirigeraient leur réseau.

Réfutant que son pays soit un sanctuaire du mouvement islamiste, le porte-parole de l’armée pakistanaise, le général Shaukat Sultan, a déclaré hier à Reuters n’avoir « reçu aucune information des autorités américaines » sur la présence de dirigeants d’el-Qaëda dans son pays. Pour Islamabad, le chef d’el-Qaëda, Oussama Ben Laden, et son adjoint Ayman al-Zawahiri peuvent aussi bien se trouver d’un côté ou de l’autre de la très poreuse frontière pakistano-afghane, mais rien ne permet de dire qu’ils sont dans les zones tribales incontrôlées en territoire pakistanais. Dans un communiqué, le...