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Actualités - Chronologie

Pharaon accuse la CGTL d’une tentative de coup d’État

Le ministre d’État aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, a qualifié les manifestations de la CGTL de politiques, dénonçant le refus opposé par la confédération de dialoguer avec les instances économiques. Il a indiqué à cet effet que le bureau du Premier ministre Fouad Siniora a contacté le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, mais que ce dernier n’a pas répondu. Cette réaction « nuit à l’intérêt des travailleurs, à la stabilité du pays, au peuple libanais et à l’intérêt supérieur national », a-t-il remarqué, regrettant que le recours à la rue et l’escalade prennent la place du dialogue. « Or le dialogue est susceptible d’aboutir, a-t-il observé. Quant à l’escalade, elle ne peut mener nulle part, sauf à la déstabilisation, sous le couvert d’un mouvement syndical. Ce mouvement n’a d’ailleurs aucune indépendance ni même le moindre caractère légitime, mais son action se situe dans le cadre d’une tentative de coup d’État. » Concernant l’introduction de modifications au projet de réformes, alors que l’opposition poursuit son mouvement de protestation, le ministre Pharaon a affirmé que d’éventuelles modifications nécessitent un dialogue avec les détracteurs. « Nous pensons que ce projet n’a pas été lu (par l’opposition), a-t-il constaté. Il émane cependant du budget 2002-2003, de Paris II, de la déclaration présidentielle et des discussions en Conseil des ministres. Il n’y a rien de nouveau dans ce papier, à part davantage de précision dans les programmes économique et social ». Et d’observer que ce projet est en cours de discussion et que des séances d’évaluation auront lieu. « Nous sommes ouverts à toute proposition sérieuse et constructive», a-t-il encore dit. Michel Pharaon a enfin estimé que l’opposition dans son ensemble ainsi que la CGTL sont conscients que, sans le projet de réformes, un grave danger menace la situation financière et économique, et plus spécifiquement, après la guerre de juillet. Il a ainsi appelé à séparer le volet économique du volet politique, insistant sur la nécessité de réaliser « l’étape historique » (Paris III) avant « l’ouverture des débats concernant les détails ».
Le ministre d’État aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, a qualifié les manifestations de la CGTL de politiques, dénonçant le refus opposé par la confédération de dialoguer avec les instances économiques.
Il a indiqué à cet effet que le bureau du Premier ministre Fouad Siniora a contacté le président de la CGTL, Ghassan Ghosn, mais que ce dernier n’a pas répondu. Cette réaction « nuit à l’intérêt des travailleurs, à la stabilité du pays, au peuple libanais et à l’intérêt supérieur national », a-t-il remarqué, regrettant que le recours à la rue et l’escalade prennent la place du dialogue. « Or le dialogue est susceptible d’aboutir, a-t-il observé. Quant à l’escalade, elle ne peut mener nulle part, sauf à la déstabilisation, sous le couvert d’un mouvement syndical. Ce mouvement n’a...