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Actualités - Analyse

Marché de l’immobilier Les prix sous pression

Depuis plus de six mois, le marché immobilier se trouve dans une phase inconfortable. L’absence d’une éclaircie à l’horizon sur le front politico-sécuritaire ne permet pas de redonner confiance aux investisseurs. Malgré un contexte maussade, les demandes commencent à revenir progressivement, mais la clientèle exerce une forte pression sur les prix. Voulant bénéficier de la crise, elle cherche à obtenir de sévères réductions. Toutefois, dans la majorité des cas, les propriétaires tiennent bon et ne veulent pas logiquement brader leur bien. Dans le domaine foncier, les transactions à Beyrouth sont devenues rares. Comme nous le signalions dans des rubriques précédentes, les principales sociétés immobilières ne sont pas pressées d’acquérir de nouvelles parcelles. Disposant déjà de quelques terrains en stock, ces compagnies sont très réservées à lancer de nouveaux projets. Toutefois, la demande existe. Mais les investisseurs sont prudents et attendent d’avoir des opportunités. À l’heure actuelle, les prix des biens-fonds sont restés stables. Il n’est pas dans l’intérêt des propriétaires de céder leur parcelle estimée à leur juste valeur. À l’opposé, ceux qui ont proposé déjà en juillet 2006 des prix surélevés ne doivent pas rêver. Dans le contexte actuel, ils ne trouveront pas de clients, à moins de revoir à la baisse leurs prétentions. Le marché des ventes d’appartements est contrasté. La clientèle pour les tailles supérieures à 400 m2 se fait discrète. De nombreux projets actuellement en construction et qui proposent ce type de produits n’ont fait aucune vente depuis six mois. Ces appartements subissent l’attitude réservée de la clientèle arabe et de la clientèle expatriée. Au contraire, nous avons constaté une demande pour les appartements de 200 à 275 m2. Ces unités sont moins touchées par la crise actuelle. Dorénavant, les clients recherchent des appartements en fonction de leur budget et non plus spécifiquement en fonction de la superficie. Malgré la pression de certains clients qui veulent baisser de 10 à 30 % les prix demandés, il n’est pas dans l’intérêt des promoteurs de céder à ce genre de stratégie puisque l’avenir du marché est inexorablement tourné vers les petites superficies (autour de 250 m2 avec trois chambres à coucher). Sur le plan commercial, la situation du centre-ville avec la présence de manifestants est en train de modifier géographiquement la demande. Le secteur commercial y est dans une position très délicate : les clients sont rares, plusieurs commerçants et restaurateurs pensent fermer. Dans ce contexte, la demande y est actuellement nulle. Par contre, celle-ci s’est reportée sur les autres quartiers marchands (Hamra, Verdun, Achrafieh et Kaslik) et les centres commerciaux (ABC Achrafieh et Citymall). La majorité des commerçants du centre-ville ayant déjà d’autres adresses à Beyrouth, la demande vient surtout des restaurateurs. Cette situation va obligatoirement entraîner une forte pression sur les rares emplacements disponibles dans ces espaces précédemment cités. Par exemple, de nombreuses chaînes de restaurants cherchent à s’implanter rue de Verdun. Bien que trois enseignes doivent y ouvrir prochainement de nouvelles adresses, la demande est toujours supérieure à l’offre. La logique voudrait que les prix des locations commerciales connaissent une petite hausse à Verdun ou ailleurs. En coopération avec RAMCO 01/349910 mail@ramcolb.com

Depuis plus de six mois, le marché immobilier se trouve dans une phase inconfortable. L’absence d’une éclaircie à l’horizon sur le front politico-sécuritaire ne permet pas de redonner confiance aux investisseurs. Malgré un contexte maussade, les demandes commencent à revenir progressivement, mais la clientèle exerce une forte pression sur les prix. Voulant bénéficier de la crise, elle cherche à obtenir de sévères réductions. Toutefois, dans la majorité des cas, les propriétaires tiennent bon et ne veulent pas logiquement brader leur bien.
Dans le domaine foncier, les transactions à Beyrouth sont devenues rares. Comme nous le signalions dans des rubriques précédentes, les principales sociétés immobilières ne sont pas pressées d’acquérir de nouvelles parcelles. Disposant déjà de quelques terrains en...