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Les pays africains mettent l’accent sur la sécurité

Les pays africains traversés par le rallye Dakar 2007 ont fait de la sécurité leur priorité, suite aux accidents impliquant des spectateurs ayant endeuillé la précédente édition et aux menaces terroristes qui ont conduit les organisateurs à annuler deux étapes au Mali. Depuis la création de l’épreuve en 1979, 17 Africains, spectateurs pour la plupart, ont été fauchés par des concurrents ou des équipes d’assistance de la course. En 2006, deux enfants ont été tués en deux jours en Guinée et au Sénégal, suscitant l’émotion de nombreux observateurs, notamment du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui avait alors promis que des jeunes seraient désormais affectés à la sensibilisation des populations le long du tracé. À partir du 16 janvier, soit trois jours avant l’arrivée du rallye au Sénégal, quelque 200 « volontaires vont commencer à faire de la sensibilisation dans les écoles et les marchés hebdomadaires pour parler des risques », explique Souleymane Diame Gueye, un responsable du ministère de la Jeunesse. Messages de prévention Selon M. Gueye, les volontaires seront également présents le « jour du rallye sur tout l’itinéraire pour continuer à sensibiliser les gens qui n’ont pas toujours conscience des risques liés aux bolides ». Dès cette semaine et alors que le rallye 2007 vient de connaître son premier accident mortel, avec le décès en course du motard sud-africain Elmer Symons, le ministère de la Jeunesse diffuse des messages de prévention à la télévision. Le gouvernement mauritanien a de son côté mis en place « une unité de motards chargés de la sécurité des populations lors du passage du rallye pour éviter les risques d’accident », selon un responsable du ministère de l’Intérieur. D’autre part, « des instructions ont été données à toute l’administration territoriale pour veiller à la sécurité du rallye », ajoute la même source. Une source du ministère malien de l’Intérieur affirme que son pays a pris « toutes les dispositions nécessaires pour protéger les concurrents et les populations traversées », et ne cache pas son agacement suite à l’annulation de deux étapes maliennes suite à des menaces terroristes. « Nous continuons à penser qu’il n’y avait pas de risque particulier sur le territoire malien », indique-t-il. Menaces du GSPC Les 10e et 11e étapes du rallye entre la Mauritanie et le Mali ont été annulées par les organisateurs sur recommandation du ministère français des Affaires étrangères, en raison de menaces du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, islamistes algériens). Selon les services secrets français, le GSPC, affilié à el-Qaëda, compte cinq cents hommes armés, dont 400 en Algérie et une centaine se déplaçant dans la zone sahélienne entre la Mauritanie, le Mali et le Niger. Le gouvernement mauritanien a « mis en alerte les forces armées et de sécurité dans les cinq régions traversées par les concurrents jusqu’à la sortie vers le territoire malien », indique une source au ministère de l’Intérieur. La même source précise que tous les corps de sécurité, y compris les forces spéciales et l’armée de l’air, seront mobilisés. Selon un observateur en Mauritanie, le GSPC n’est toutefois pas plus une menace cette année que les précédentes. « Le GSPC existe toujours, et il peut toujours y avoir une menace, mais il n’y a aucun élément disant que cela sera plus dangereux cette année », estime-t-il. Le GSPC avait appelé, mardi dans un communiqué diffusé sur Internet, les Algériens à s’en prendre aux Français, sans toutefois faire référence au rallye Dakar.
Les pays africains traversés par le rallye Dakar 2007 ont fait de la sécurité leur priorité, suite aux accidents impliquant des spectateurs ayant endeuillé la précédente édition et aux menaces terroristes qui ont conduit les organisateurs à annuler deux étapes au Mali. Depuis la création de l’épreuve en 1979, 17 Africains, spectateurs pour la plupart, ont été fauchés par des concurrents ou des équipes d’assistance de la course.
En 2006, deux enfants ont été tués en deux jours en Guinée et au Sénégal, suscitant l’émotion de nombreux observateurs, notamment du président sénégalais Abdoulaye Wade, qui avait alors promis que des jeunes seraient désormais affectés à la sensibilisation des populations le long du tracé.
À partir du 16 janvier, soit trois jours avant l’arrivée du rallye au Sénégal,...