L’opposition poursuit son plan d’action, coûte que coûte (au pays). Son pari sur le sit-in pour faire chuter le gouvernement a fait chou blanc. Elle se tourne alors vers la CGTL, pour paralyser les secteurs publics, après la paralysie partielle des institutions qu’elle a réussi à provoquer. Pour des raisons politiques, la centrale syndicale a décidé de coller à un programme de contestation qui, dans sa finalité économique, pénalise autant le travail et les travailleurs que l’économie nationale.
Un ancien député déplore une évolution nettement régressive sur le fond. En ce sens, relève-t-il, que dans le temps, l’opposition était constructive et ne se faisait pas pour le simple plaisir de dire non, son objectif étant de servir l’intérêt du Liban, par une correction des déviations constatées au niveau de l’exercice du pouvoir dont les réalisations positives n’étaient dès lors pas systématiquement critiquées, mais au contraire applaudies et soutenues. En outre, l’opposition d’alors ne se contentait pas de dénigrer, mais avançait des propositions concrètes, des amendements précis. En s’efforçant de persuader la majorité de les adopter.
Rôle positif
Plusieurs fois, affirme le vétéran, l’opposition avait de la sorte réussi à faire passer à la Chambre ses propositions de lois, quand elles étaient sensées. Tandis qu’actuellement, l’opposition refuse d’approuver les projets gouvernementaux, même manifestement valables, sans pour autant présenter de formules de rechange, ou prendre la peine de réclamer des retouches déterminées. Elle montre de la sorte qu’elle ne se soucie pas de bâtir, mais de détruire, ou plutôt, de faire obstruction tant qu’elle n’est pas elle-même au pouvoir.
Ainsi, note l’ancien député, l’on ne trouve pas trace d’un contre-projet de réformes cohérent. Certes, le général Michel Aoun, qui est l’un des piliers de l’opposition, a énoncé lors de son retour au pays un programme réformateur, invitant les candidats aux élections à aborder la bataille sur cette base et déclarant, après une entrevue avec Saad Hariri à la veille de la formation du cabinet Siniora, être d’accord avec lui à 95 % sur le plan des réformes.
Mais les autres parties opposantes n’ont pas adopté ce texte. Et n’ont pas, ensemble, fait des propositions concrètes pour lutter contre la corruption. Se contentant à ce propos d’envolées lyriques sans substance. Sans même donner leur avis sur la loi en vigueur prohibant l’enrichissement illicite. Donc, sans préciser si elle leur semble suffisante, ou s’il convient de la réviser, en levant le secret bancaire sur tout compte de responsable. Comme le propose Carlos Eddé en soulignant que la loi sur le secret, établie par le Amid Raymond Eddé, n’avait évidemment pas pour but de protéger les pourris, les corrupteurs ou le blanchiment d’argent sale. L’objectif, largement atteint, étant seulement d’attirer les déposants opérant en toute légalité.
Abstention
L’ancien député remarque ensuite que l’opposition ne déploie même pas d’efforts correcteurs réguliers. C’est-à-dire qu’elle ne recourt nullement à la procédure parlementaire des questions ou des interpellations sur les affaires qui donnent lieu à suspicion, et qui dégagent des relents sensibles de corruption. Elle se contente d’exprimer des généralités, sans entrer dans des précisions nominales ou autres qui nécessiteraient d’avancer des preuves.
Il est donc abusif, de la part de certains opposants, de s’aventurer à taxer le gouvernement de corruption et de gaspillage en lui imputant, notamment, la dette publique qui s’élève à plus de 40 milliards de dollars oubliant que le gros de cette dette a été contracté sous la tutelle syrienne.
Sans compter que le pouvoir est resté miné de l’intérieur par la partie alliée à la Syrie, ce qui l’empêche de mener une bonne gestion des affaires publiques. De plus, il n’a pas encore eu matériellement le temps d’installer des mécanismes de bonne direction indépendante, d’épurer des mœurs administratives laxistes trop habituées à recevoir des directives extérieures sans prendre d’initiatives.
L’ancien député ajoute qu’une opposition constructive, transparente, aurait dévoilé franchement les raisons qui l’incitent à contrer le statut du tribunal international. En précisant, là comme ailleurs, quelles sont ses remarques de fond et ses contre-propositions. Sans aller jusqu’à démissionner du gouvernement, en posant des conditions obstructionnistes, au nom d’une union nationale trahie par le recours à la rue. Et en poignardant l’économie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’opposition poursuit son plan d’action, coûte que coûte (au pays). Son pari sur le sit-in pour faire chuter le gouvernement a fait chou blanc. Elle se tourne alors vers la CGTL, pour paralyser les secteurs publics, après la paralysie partielle des institutions qu’elle a réussi à provoquer. Pour des raisons politiques, la centrale syndicale a décidé de coller à un programme de contestation qui, dans sa finalité économique, pénalise autant le travail et les travailleurs que l’économie nationale.
Un ancien député déplore une évolution nettement régressive sur le fond. En ce sens, relève-t-il, que dans le temps, l’opposition était constructive et ne se faisait pas pour le simple plaisir de dire non, son objectif étant de servir l’intérêt du Liban, par une correction des déviations constatées au niveau de...