Avec ses exploits aux championnats de France de natation à Tours puis d’Europe à Budapest et à Helsinki ainsi que quelques belles campagnes de publicité pour ses sponsors, Laure Manaudou a doré sa saison à l’or fin tout en devenant l’égérie du sport français.
Le changement opéré cette année apparaît comme une véritable mue. Par la grâce de l’amour rencontré en Hongrie auprès d’un bel Italien, le nageur Luca Marin, la championne, longtemps adolescente aux yeux tristes, presque mal dans sa peau même sur les podiums, s’est épanouie.
La championne olympique du monde et d’Europe du 400 m nage libre a donc séduit son monde. Belle, souriante, elle est devenue l’une des sportives préférées des Français pas si loin, malgré une couverture médiatique bien moindre, de l’icône Zinédine Zidane.
Cette métamorphose n’est pas étonnante. Si elle s’appuie sur un changement d’image démontré par cette confidence : « Il est plus agréable de participer à une compétition avec le sourire », elle apparaît aussi comme le résultat de la limitation de ses partenaires financiers et des photos distillées à la presse.
Les publicitaires, qui ont longtemps joué sur le thème de la jeune femme mystérieuse, ont vite compris l’intérêt de son changement. Et les dernières campagnes sur son nom ont été l’occasion de donner d’elle une image beaucoup plus glamour.
Un pas vers la légende
Cependant, ses résultats représentent également un pan important de son statut. À l’inverse de la joueuse de tennis russe Anna Kournikova qui bénéficie de sa plastique plus que de ses victoires, Manaudou a aussi fait rêver la France parce qu’elle a, en quelques mois, cannibalisé huit trophées français et sept européens.
Laure Manaudou a également effectué un pas vers la légende de la discipline car elle a abaissé en mai puis en août le record du monde du 400 m nage libre (4’02’’13). Elle a ainsi effacé le chrono mythique de l’Américaine Janet Evans sur lequel de nombreuses prétendantes s’étaient cassé les dents.
Mais pour beaucoup de spécialistes, l’extranageuse Manaudou, déjà dans l’histoire, n’entrera à jamais dans la légende que si elle remporte un deuxième titre olympique ou surtout si elle devient la première femme sous les 4 minutes, probablement son objectif lors des Mondiaux en mars à Melbourne.
Du côté des spectateurs, c’est son investissement - que son entraîneur Philippe Lucas juge pourtant parfois insuffisant - dans sa préparation et sa faculté à repousser les limites du mal qui ont marqué. Forcément, 17 km par jour dans un bassin, ça impressionne!
Pourtant, Manaudou n’a pas que des thuriféraires. Et en août, même s’ils ont reconnu son immense talent, certains patrons de chaînes ont pesté contre cette fille capable après ses sept médailles, un record du monde et un d’Europe (800 m nage libre), d’annuler son passage dans tous les journaux télévisés.
Ingénue, Manaudou, qui ne voulait d’abord pas expliquer pourquoi elle était si heureuse, a fini trois mois plus tard par dévoiler les causes de sa décision de jouer les filles de l’air en invoquant des maux de tête. Douleurs de cheveux en réalité pour la soirée officielle avec les nageurs.
« Il me fallait du temps pour me coiffer. Il fallait que je sois belle pour Luca », a-t-elle raconté, avouant que « comme toutes les filles, elle aime être belle » et même qu’elle « est meilleure quand on la regarde ». À son rythme, il est certain qu’elle n’a pas fini d’être admirée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Avec ses exploits aux championnats de France de natation à Tours puis d’Europe à Budapest et à Helsinki ainsi que quelques belles campagnes de publicité pour ses sponsors, Laure Manaudou a doré sa saison à l’or fin tout en devenant l’égérie du sport français.
Le changement opéré cette année apparaît comme une véritable mue. Par la grâce de l’amour rencontré en Hongrie auprès d’un bel Italien, le nageur Luca Marin, la championne, longtemps adolescente aux yeux tristes, presque mal dans sa peau même sur les podiums, s’est épanouie.
La championne olympique du monde et d’Europe du 400 m nage libre a donc séduit son monde. Belle, souriante, elle est devenue l’une des sportives préférées des Français pas si loin, malgré une couverture médiatique bien moindre, de l’icône Zinédine Zidane.
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