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France Affaire Clearstream : Sarkozy porte plainte contre Imad Lahoud

Le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a déposé plainte vendredi contre Imad Lahoud, mis en examen dans l’affaire Clearstream, l’accusant d’avoir affirmé à tort qu’ils s’étaient rencontrés en 2004 pour évoquer ce dossier, a annoncé lundi le parquet de Paris interrogé par l’AFP. M. Sarkozy, déjà partie civile dans cette affaire politico-judiciaire, a déposé une plainte simple à l’encontre de l’informaticien franco-libanais pour « dénonciation calomnieuse » et « dénonciation mensongère à l’autorité judiciaire ». Fin novembre, M. Lahoud a déclaré aux juges d’instruction Jean-Marie d’Huy et Henri Pons qu’il avait rencontré M. Sarkozy à deux reprises en 2004, les 16 septembre et 8 décembre, ce que le ministre de l’Intérieur a toujours démenti. M. Sarkozy a confié ses agendas de l’époque aux juges d’Huy et Pons pour en attester. L’avocat de M. Lahoud, Me Olivier Pardo, a soulevé des « contradictions » et des « omissions » dans ces agendas dans une lettre adressée le 12 décembre aux magistrats. Le parquet de Paris a précisé qu’il « étudiait » les suites à donner à cette plainte. Trois possibilités s’offrent à lui : classement sans suite ; citation directe devant le tribunal ; ouverture d’une information judiciaire confiée à un juge d’instruction. D’autre part, M. Sarkozy a « catégoriquement démenti » dans Le Monde d’hier, par la voix de son avocat, l’une des explications du Premier ministre Dominique de Villepin dans son audition devant les juges. Le désaccord, qui ravive la rivalité entre les deux hommes dans cette affaire, porte sur l’une des notes du général Philippe Rondot, un élément-clef dans ce dossier. Le haut gradé a consigné cette affirmation prononcée, selon lui, par M. de Villepin en juillet 2004 : « Si nous apparaissons, le PR (président de la République) et moi, nous sautons », et qui laissait apparaître clairement une implication de l’actuel Premier ministre. Dans son audition comme témoin jeudi devant les juges, M. de Villepin a expliqué cette note en précisant qu’elle provient d’un entretien qu’il a eu avec M. Sarkozy en octobre 2004 et non en juillet. « Je me suis efforcé de convaincre Nicolas Sarkozy qu’il n’y avait pas eu de rapport d’enquête de la DST mais seulement des vérifications », a affirmé M. de Villepin. M. Sarkozy « très en colère » et « toujours pas convaincu » lui aurait dit : « Si vous apparaissez (comme ayant caché ce rapport), le président et vous, vous sautez. » Dans le quotidien, Me Thierry Herzog, l’avocat de M. Sarkozy, assure que son client a « découvert avec étonnement » les faits tels que relatés par M. de Villepin et « décidé, dans ces conditions, de faire exception à la règle qu’il (s’était) fixée de ne jamais commenter les éléments de la procédure, en apportant, sur ce point, un démenti catégorique ». « M. Sarkozy se souvient parfaitement de cet entretien ; il affirme qu’il n’a pas prononcé les mots qui lui sont prêtés (par M. de Villepin), d’autant qu’à aucun moment il n’a pu envisager que le chef de l’État ait pu être concerné en quoi que ce soit par cette affaire », a précisé l’avocat au Monde.

Le ministre français de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, a déposé plainte vendredi contre Imad Lahoud, mis en examen dans l’affaire Clearstream, l’accusant d’avoir affirmé à tort qu’ils s’étaient rencontrés en 2004 pour évoquer ce dossier, a annoncé lundi le parquet de Paris interrogé par l’AFP. M. Sarkozy, déjà partie civile dans cette affaire politico-judiciaire, a déposé une plainte simple à l’encontre de l’informaticien franco-libanais pour « dénonciation calomnieuse » et « dénonciation mensongère à l’autorité judiciaire ». Fin novembre, M. Lahoud a déclaré aux juges d’instruction Jean-Marie d’Huy et Henri Pons qu’il avait rencontré M. Sarkozy à deux reprises en 2004, les 16 septembre et 8 décembre, ce que le ministre de l’Intérieur a toujours démenti. M. Sarkozy a confié...