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IRAN Téhéran a du mal à financer ses projets pétroliers

L’Iran a du mal à financer ses projets pétroliers en raison des réserves des prêteurs étrangers, a déclaré hier le ministre du Pétrole Kazem Vaziri-Hamaneh. « La coopération des banques et financiers étrangers a fléchi et c’est pourquoi nous recherchons des solutions en Iran même », a-t-il déclaré, cité sur le site Internet Shana du ministère du Pétrole. Des responsables iraniens ont dit que le pays devait investir des dizaines de milliards de dollars pour développer de nouveaux gisements et exploiter au maximum les champs vieillissants s’il veut atteindre son objectif de porter ses capacités de production à cinq millions de barils par jour (bpj) en 2010 contre 4,2 millions actuellement, selon les chiffres iraniens. L’Iran doit aussi investir massivement dans les capacités de raffinage s’il veut réduire sa dépendance croissante vis-à-vis de l’essence importée. Mais le bras de fer entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien a obligé bien des établissements financiers internationaux à rompre tout contact avec l’Iran ces derniers mois. Vaziri-Hamaneh a dit que l’Iran se tournerait vers son Fonds de stabilisation pétrolier, qui absorbe les revenus pétroliers excédentaires par rapport aux montants budgétés, pour financer ses investissements. Malgré tout, l’Iran ne manque de projets d’hydrocarbures. « Au cours des 15 derniers mois, de nouveaux contrats d’une valeur globale de 28,4 milliards de dollars ont été signés et d’autres, représentant 62 milliards de dollars, sont en négociation », a encore dit Vaziri-Hamaneh. Il a ajouté que, conformément aux instructions du gouvernement, le ministère du Pétrole faisait dorénavant tous ses achats en euros, plutôt qu’en dollars, et n’acceptait plus de dollars de la part des clients. Le porte-parole du gouvernement iranien a dit lundi que le pays calculait ses revenus en euros et non en dollars, y compris ses revenus pétroliers, et modifiait la constitution de ses réserves de change en conséquence. Des banquiers indiquent que la plupart des banques internationales ont déjà mis un terme à toute transaction en dollar avec la République islamique en raison des pressions de Washington. La plupart des fonds sont maintenant transférés en euros ou en d’autres devises.
L’Iran a du mal à financer ses projets pétroliers en raison des réserves des prêteurs étrangers, a déclaré hier le ministre du Pétrole Kazem Vaziri-Hamaneh.
« La coopération des banques et financiers étrangers a fléchi et c’est pourquoi nous recherchons des solutions en Iran même », a-t-il déclaré, cité sur le site Internet Shana du ministère du Pétrole.
Des responsables iraniens ont dit que le pays devait investir des dizaines de milliards de dollars pour développer de nouveaux gisements et exploiter au maximum les champs vieillissants s’il veut atteindre son objectif de porter ses capacités de production à cinq millions de barils par jour (bpj) en 2010 contre 4,2 millions actuellement, selon les chiffres iraniens.
L’Iran doit aussi investir massivement dans les capacités de raffinage s’il veut...