L’ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani a fait un retour en force sur le devant de la scène politique, en distançant largement ses rivaux à l’élection de l’Assemblée des experts. Il a ainsi effacé l’humiliation de sa défaite à l’élection présidentielle de 2005 contre Mahmoud Ahmadinejad. Mais, à 71 ans, il a surtout redoré son blason de « faiseur de rois ». Révolutionnaire historique, chef des armées durant la guerre contre l’Irak (1980-1988), puis président-reconstructeur (1989-1997), il s’était représenté en 2005, en guise de rempart contre les ultraconservateurs. Son échec avait marqué, pour beaucoup, le début de son retrait de la vie politique. Fidèle parmi les fidèles du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, ce simple étudiant en théologie se lance en politique en 1963, au moment de l’arrestation de Khomeiny à Qom par la police du chah. Sa présidence a été marquée par la reconstruction et l’ouverture à l’étranger, mais aussi les violations des droits de l’homme, une inflation et un endettement énormes, et des tentatives avortées de rapprochement avec les États-Unis. À la fin de sa présidence, M. Rafsandjani et ses amis politiques ont joué un rôle déterminant dans l’élection du réformateur Mohammad Khatami face au candidat des conservateurs Akbar Nategh Nouri. Il veut incarner l’opposition à une vision rétrograde de l’islam, le soutien au développement politique et économique et à l’ouverture vers l’extérieur. Partisan d’une économie libre, il n’a pas hésité à affirmer à de nombreuses reprises ces derniers mois que « la création de richesse est une valeur », malgré les accusations d’enrichissement personnel qui visent sa famille, et qui lui ont coûté des voix à la dernière présidentielle.
L’ex-président iranien Ali Akbar Hachémi Rafsandjani a fait un retour en force sur le devant de la scène politique, en distançant largement ses rivaux à l’élection de l’Assemblée des experts. Il a ainsi effacé l’humiliation de sa défaite à l’élection présidentielle de 2005 contre Mahmoud Ahmadinejad. Mais, à 71 ans, il a surtout redoré son blason de « faiseur de rois ». Révolutionnaire historique, chef des armées durant la guerre contre l’Irak (1980-1988), puis président-reconstructeur (1989-1997), il s’était représenté en 2005, en guise de rempart contre les ultraconservateurs. Son échec avait marqué, pour beaucoup, le début de son retrait de la vie politique. Fidèle parmi les fidèles du fondateur de la République islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, ce simple étudiant en théologie se...
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