Rizk exprime des doutes sur l’opportunité d’amender
le projet de tribunal international
le 16 décembre 2006 à 00h00
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a indiqué que le Liban compte sur la Russie pour jouer un rôle visant à rapprocher les points de vue « dans l’objectif de trouver une issue à la crise du fait de son lien intrinsèque avec le contexte régional, notamment avec la Syrie et l’Iran».
Dans un entretien avec la Voix du Liban accordé à partir de Moscou, M. Rizk a indiqué que certains ont été « injustes » vis-à-vis de la Russie en commentant sa position par rapport au tribunal à caractère international. Selon lui, l’attitude de Moscou était, au contraire, « constructive » dans le sens qu’elle a contribué à éliminer beaucoup d’objections exprimées au sein du Conseil de l’ONU. En réalité, a ajouté le ministre, « les réserves dont on avait parlé à l’époque, notamment sur la question de la responsabilité pénale des chefs d’État, n’avaient pas été exprimées par la seule Russie, mais par d’autres pays également ».
À ce propos, M. Rizk a exprimé des doutes sur l’opportunité d’éventuels amendements qui seraient apportés au statut du tribunal, « dont le texte a été suffisamment étudié au cours des neuf derniers mois, et ce, de la part des plus grands magistrats et juristes au Liban et aux Nations unies ». Toutefois, a-t-il dit, s’il y a lieu encore de faire des remarques à ce sujet, « il vaut mieux qu’elles soient utiles et de nature légale ».
Et d’ajouter : « Le Liban passe par une crise grave qui n’est pas seulement locale mais possède des ramifications régionales » d’où l’intérêt que le pays établisse des contacts avec des États qui ont de l’influence sur le plan régional, notamment la Russie, a-t-il dit.
Prié de dire si le timing de la visite de la délégation libanaise à Moscou a été sciemment choisi à la veille de la visite du chef de l’État syrien, Bachar el-Assad, M. Rizk a répondu :
« Nous savons tous que la Russie a des relations privilégiées avec les voisins du Liban, notamment la Syrie et l’Iran. »
« Le Liban désire par conséquent mettre à profit ces relations (...) qui pourraient servir à lever les obstacles et trouver une solution à la crise actuelle. »
Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a indiqué que le Liban compte sur la Russie pour jouer un rôle visant à rapprocher les points de vue « dans l’objectif de trouver une issue à la crise du fait de son lien intrinsèque avec le contexte régional, notamment avec la Syrie et l’Iran».
Dans un entretien avec la Voix du Liban accordé à partir de Moscou, M. Rizk a indiqué que certains ont été « injustes » vis-à-vis de la Russie en commentant sa position par rapport au tribunal à caractère international. Selon lui, l’attitude de Moscou était, au contraire, « constructive » dans le sens qu’elle a contribué à éliminer beaucoup d’objections exprimées au sein du Conseil de l’ONU. En réalité, a ajouté le ministre, « les réserves dont on avait parlé à l’époque, notamment sur la question de la...
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