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ÉTATS-UNIS La Fed laisse son taux directeur stable à 5,25 %

La Réserve fédérale américaine a sans surprise laissé inchangé hier son principal taux directeur à 5,25 %, et s’est montrée prudemment optimiste pour l’avenir tout en rappelant la persistance des risques inflationnistes. « La croissance économique a ralenti depuis le début de l’année, reflétant en partie le ralentissement important du marché immobilier », a-t-elle indiqué. Mais « en dépit des indicateurs qui ont été mitigés récemment, l’économie devrait croître à un rythme modéré en moyenne dans les trimestres à venir », a-t-elle ajouté. Cette décision avait été largement anticipée par les marchés. C’est la quatrième fois que la Banque centrale préfère le statu quo. Elle avait auparavant observé une politique de resserrement monétaire continue depuis la fin juin 2004, remontant son taux de 0,25 point à 17 reprises. Le comité a répété que la nécessité de toute nouvelle hausse de taux éventuelle serait dictée dans les prochains mois par l’évolution des perspectives pour l’inflation et la croissance. La Banque centrale a ainsi repris les grandes lignes de son communiqué, mais l’a subtilement infléchi, pour prendre acte de la décélération de l’immobilier résidentiel qui est désormais qualifiée « d’importante ». Elle a aussi relevé les signaux parfois décevants envoyés par les derniers indicateurs sur la croissance, notamment pour le secteur automobile et le bâtiment. Le comité monétaire de la Fed a par ailleurs répété « qu’il reste des risques d’inflation », liés notamment à la bonne santé du marché du travail. Avec un très faible taux de chômage, les employés sont en position de force aux États-Unis pour négocier des hausses de salaires qui risquent de faire s’envoler les prix à la consommation si les entreprises les répercutent intégralement. Cependant les pressions inflationnistes « devraient se modérer à terme », a estimé la Banque centrale, citant la baisse des prix de l’énergie, les attentes d’inflation toujours contenues et l’effet de ses précédentes hausses de taux.

La Réserve fédérale américaine a sans surprise laissé inchangé hier son principal taux directeur à 5,25 %, et s’est montrée prudemment optimiste pour l’avenir tout en rappelant la persistance des risques inflationnistes.
« La croissance économique a ralenti depuis le début de l’année, reflétant en partie le ralentissement important du marché immobilier », a-t-elle indiqué.
Mais « en dépit des indicateurs qui ont été mitigés récemment, l’économie devrait croître à un rythme modéré en moyenne dans les trimestres à venir », a-t-elle ajouté.
Cette décision avait été largement anticipée par les marchés. C’est la quatrième fois que la Banque centrale préfère le statu quo. Elle avait auparavant observé une politique de resserrement monétaire continue depuis la fin juin 2004, remontant son...