Washington et Paris réaffirment leur soutien au gouvernement Siniora
le 12 décembre 2006 à 00h00
Washington et Paris ont réaffirmé hier leur soutien au gouvernement de Fouad Siniora, pressé par le Hezbollah et ses alliés de démissionner. La Maison-Blanche a notamment dénoncé les ingérences de la Syrie dans les affaires de son voisin. Le président George W. Bush « est déterminé à voir la réussite du gouvernement du Premier ministre et il croit qu’il est important que les gens dans la région soutiennent cette démocratie élue », a déclaré devant la presse le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow. M. Bush croit aussi que les voisins du Liban « ne doivent pas essayer de s’immiscer dans le fonctionnement interne du gouvernement libanais, et cela vaut évidemment pour les Syriens », a-t-il dit.
Pour sa part, le Premier ministre français Dominique de Villepin a réaffirmé le soutien de la France au gouvernement de Fouad Siniora. « Nous (éprouvons) de l’inquiétude vis-à-vis de l’avenir du Liban. Ce qui se joue est important pour le Liban et l’ensemble de la région. Nous avons à cœur d’apporter notre appui à tous ceux qui veulent s’ériger en force de paix et de justice et (...) c’est l’engagement du gouvernement Siniora », a déclaré le Premier ministre, en marge d’une rencontre avec son homologue marocain Driss Jettou à Paris.
« À ce stade, nous n’avons pas confirmation d’un accord sur la base des propositions du secrétaire général de la Ligue arabe », a par ailleurs déclaré à la presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi.
Toujours en France, le Parti socialiste a accusé hier le Hezbollah de vouloir faire « un coup d’État rampant » au Liban. « Tout le monde a compris que les manifestations ont un objectif : empêcher la mise en place du tribunal pénal international et empêcher que la vérité soit faite sur la multiplication des assassinats politiques » perpétrés au Liban, a déclaré Julien Dray, porte-parole du parti. « Il faut donc être aux côtés du gouvernement libanais actuel, légitime, démocratiquement élu », a-t-il ajouté.
D’un autre côté, le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy s’est entretenu de la situation en Iran et au Liban avec le vice-Premier ministre israélien Shimon Peres, qu’il a reçu hier soir place Beauvau, a-t-on appris auprès de son entourage. Face à la « menace iranienne, les deux hommes se sont accordés à estimer que la fermeté devrait être de mise », a-t-on précisé de même source à l’AFP à l’issue de la rencontre.
Washington et Paris ont réaffirmé hier leur soutien au gouvernement de Fouad Siniora, pressé par le Hezbollah et ses alliés de démissionner. La Maison-Blanche a notamment dénoncé les ingérences de la Syrie dans les affaires de son voisin. Le président George W. Bush « est déterminé à voir la réussite du gouvernement du Premier ministre et il croit qu’il est important que les gens dans la région soutiennent cette démocratie élue », a déclaré devant la presse le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow. M. Bush croit aussi que les voisins du Liban « ne doivent pas essayer de s’immiscer dans le fonctionnement interne du gouvernement libanais, et cela vaut évidemment pour les Syriens », a-t-il dit.
Pour sa part, le Premier ministre français Dominique de Villepin a réaffirmé le soutien de la France au...
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