Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Des étudiants iraniens s’en prennent violemment à Ahmadinejad

Des étudiants iraniens ont perturbé une visite du président Mahmoud Ahmadinejad à l’université Amir Kabir de Téhéran hier, en lui lançant des slogans hostiles et en tentant d’attaquer la tribune officielle, a rapporté l’agence semi-officielle Fars. « Un petit nombre d’étudiants a perturbé le discours d’Ahmadinejad, en criant notamment “mort au dictateur”, et ont brisé des caméras de la télévision iranienne, selon l’agence. Ils ont tenté d’attaquer la tribune officielle. » « Le petit groupe qui prétend qu’il existe un climat répressif l’a créé lui même en empêchant les gens de parler », a dit le président iranien, cité par l’agence. Selon l’agence estudiantine Isna, des étudiants ont brûlé des portraits de M. Ahmadinejad sous ses yeux. Ce dernier a répliqué qu’il avait « l’honneur de brûler pour le bénéfice des idéaux de la nation et la défense du régime ». Le président iranien a poursuivi en parlant de lui à la troisième personne : « Les Américains doivent savoir que même si le corps d’Ahmadinejad est brûlé mille fois, Ahmadinejad ne reculera pas d’un centimètre sur ses idéaux. » La prise à partie du président par des étudiants a donné lieu à des échauffourées avec ses partisans : « La majorité des étudiants ont alors lancé des slogans en faveur du président », selon l’agence Fars, proche de M. Ahmadinejad. Dimanche, des centaines d’étudiants avaient manifesté à l’université Amir Kabir pour dénoncer les mesures répressives contre l’Association islamique des étudiants (réformateurs) et la « suspension » de 20 de ses membres, selon Isna. La veille, des étudiants d’Amir Kabir avaient également publié un communiqué critiquant la politique du gouvernement ainsi que « la confrontation avec les étudiants activistes et l’interdiction d’accès aux universités des professeurs indépendants ». Selon Isna, le communiqué a souligné « la mise en banqueroute de l’industrie du pays, l’inflation, l’extension de la pauvreté, la dégradation de l’image internationale du pays et la mise en jeu du destin de la nation dans les questions diplomatiques ». La semaine dernière, entre deux et trois mille étudiants avaient, en outre, manifesté à l’Université de Téhéran, à l’occasion de la Journée de l’étudiant, scandant des slogans « pour la liberté et contre le despotisme ». C’est la première fois que de telles manifestations se déroulent dans les universités iraniennes depuis au moins deux ans. Parallèlement, le chef du Front de la participation, le principal parti réformateur d’Iran, a exprimé ses craintes hier de voir les élections municipales du 15 décembre entachées de fraude et a appelé le gouvernement à veiller à la bonne marche du scrutin. Les Iraniens sont appelés aux urnes vendredi pour élire leurs conseils municipaux ainsi que l’Assemblée des experts, une institution chargée de superviser l’activité du guide suprême de l’Iran.
Des étudiants iraniens ont perturbé une visite du président Mahmoud Ahmadinejad à l’université Amir Kabir de Téhéran hier, en lui lançant des slogans hostiles et en tentant d’attaquer la tribune officielle, a rapporté l’agence semi-officielle Fars.
« Un petit nombre d’étudiants a perturbé le discours d’Ahmadinejad, en criant notamment “mort au dictateur”, et ont brisé des caméras de la télévision iranienne, selon l’agence. Ils ont tenté d’attaquer la tribune officielle. » « Le petit groupe qui prétend qu’il existe un climat répressif l’a créé lui même en empêchant les gens de parler », a dit le président iranien, cité par l’agence.
Selon l’agence estudiantine Isna, des étudiants ont brûlé des portraits de M. Ahmadinejad sous ses yeux. Ce dernier a répliqué qu’il avait «...