Iran
Erdogan évoque les questions régionales
et l’énergie à Téhéran
le 04 décembre 2006 à 00h00
Le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan a évoqué hier à Téhéran les questions régionales et les échanges commerciaux turco-iraniens avec les dirigeants de la République islamique.
« L’objectif principal de ce voyage est d’étudier les développements rapides de la situation internationale », a dit M Erdogan, cité par la télévision, au cours d’un entretien avec le président Mahmoud Ahmadinejad. Il a notamment mentionné « la situation délicate de la région, notamment en Irak, en Palestine et au Liban, et la responsabilité que les deux nations (turque et iranienne) éprouvent pour en trouver la solution ». La télévision iranienne n’a pas rapporté d’éventuels propos de M. Ahmadinejad à ce sujet. Ce dernier a insisté sur la nécessité d’améliorer les échanges bilatéraux avec la Turquie, notamment dans le domaine de la fourniture d’énergie. « Téhéran et Ankara peuvent étendre leurs échanges commerciaux et même investir ensemble dans d’autres parties du monde », a dit M. Ahmadinejad.
Soulignant les besoins croissants de l’Europe en matière énergétique, il a affirmé que « la République islamique est prête, avec la coopération de la Turquie, à contribuer aux besoins en énergie du monde ».
S’agissant de l’Irak, Téhéran et Ankara accusent des Kurdes irakiens de fomenter des troubles dans leurs propres minorités kurdes.
La Turquie et l’Iran entretiennent des relations courtoises, mais fragilisées par des divergences stratégiques. Au Liban, la Turquie a été le premier pays musulman à fournir des troupes pour la force de maintien de la paix des Nations unies, alors que l’Iran est accusé par les Occidentaux d’y soutenir le parti chiite libanais du Hezbollah.
Ankara reste, par ailleurs, un allié de poids des Américains dans la région, alors qu’il est le premier adversaire de l’Iran. De même, la Turquie est le meilleur allié d’Israël au Proche-Orient, alors que l’État hébreu est l’ennemi juré de la République islamique. Ces divergences fragilisent le développement des relations économiques et commerciales entre les deux voisins.
Le Premier ministre turc Recep Tayip Erdogan a évoqué hier à Téhéran les questions régionales et les échanges commerciaux turco-iraniens avec les dirigeants de la République islamique.
« L’objectif principal de ce voyage est d’étudier les développements rapides de la situation internationale », a dit M Erdogan, cité par la télévision, au cours d’un entretien avec le président Mahmoud Ahmadinejad. Il a notamment mentionné « la situation délicate de la région, notamment en Irak, en Palestine et au Liban, et la responsabilité que les deux nations (turque et iranienne) éprouvent pour en trouver la solution ». La télévision iranienne n’a pas rapporté d’éventuels propos de M. Ahmadinejad à ce sujet. Ce dernier a insisté sur la nécessité d’améliorer les échanges bilatéraux avec la Turquie,...
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