La Syrie accuse Paris et Washington d’« interférences » au Liban
le 29 novembre 2006 à 00h00
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem a accusé hier les États-Unis et la France d’« interférences » au Liban tout en rejetant les mêmes accusations d’ingérence, prononcées par Paris, à l’encontre de Damas.
Interrogé sur le rôle néfaste que Paris et Washington, entre autres, imputent aux Syriens au Liban et leur implication présumée dans les meurtres de personnalités politiques libanaises, M. Moallem a déclaré : « C’est un non-sens. »
« Nous savons qui interfère. Ce sont les Américains et les Français », a-t-il dit en marge d’une rencontre Euromed des ministres des Affaires étrangères de l’UE et du bassin méditerranéen à Tampere, en Finlande.
« Toutes les parties doivent laisser le Liban répondre aux espoirs du peuple libanais », a-t-il ajouté, estimant que la Syrie se contentait de « jouer un rôle conforme aux intérêts de (son) peuple et des intérêts de la région ».
« Nous jouons un rôle constructif », a-t-il insisté.
De son côté, le ministre français des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a réaffirmé la nécessité de voir le Liban « respecté dans sa souveraineté, son indépendance et son désir de liberté ».
« Il ne doit pas être l’otage d’intérêts particuliers qui ne sont pas les siens », a-t-il dit, appelant « chacun, en particulier les voisins du Liban, à montrer qu’ils aident au respect de la résolution 1701 » des Nations unies.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, qui a rencontré lundi à Tampere M. Moallem, a appelé les Syriens « à concrétiser leurs déclarations » sur leur volonté de jouer un rôle positif en faveur de la paix au Proche-Orient.
« Ils montrent une certaine (bonne) volonté, mais nous voudrions qu’elle soit désormais traduite dans les faits », a-t-elle dit.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem a accusé hier les États-Unis et la France d’« interférences » au Liban tout en rejetant les mêmes accusations d’ingérence, prononcées par Paris, à l’encontre de Damas.
Interrogé sur le rôle néfaste que Paris et Washington, entre autres, imputent aux Syriens au Liban et leur implication présumée dans les meurtres de personnalités politiques libanaises, M. Moallem a déclaré : « C’est un non-sens. »
« Nous savons qui interfère. Ce sont les Américains et les Français », a-t-il dit en marge d’une rencontre Euromed des ministres des Affaires étrangères de l’UE et du bassin méditerranéen à Tampere, en Finlande.
« Toutes les parties doivent laisser le Liban répondre aux espoirs du peuple libanais », a-t-il ajouté, estimant que la Syrie se...
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