Le cancer, une maladie chronique mais non mortelle
le 18 novembre 2006 à 00h00
« Le cancer n’est plus une maladie mortelle, mais une maladie chronique dans une grande majorité de cas. » Le Dr Ali Chamseddine, chef du département d’hématologie-oncologie à l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth, se veut rassurant concernant les avancées thérapeutiques dans le domaine oncologique.
Définissant le cancer du sein, qui demeure la tumeur la plus fréquente chez les femmes et la deuxième cause de décès par cancer, il insiste sur le dépistage précoce pour un meilleur traitement, et une meilleure survie. Au Liban, la tumeur au sein constitue 42,3 % des types de cancer chez la femme, contre 1,6 % chez les hommes. « Les chiffres au Liban se rapprochent progressivement de ceux observés dans les pays développés », remarque le Dr Chamseddine, précisant qu’au Liban la moyenne d’âge des femmes atteintes d’une tumeur au sein est de 52 ans, contre 63 ans dans les pays développés. « Près de 50 % des cas sont diagnostiqués au Liban chez des femmes âgées de moins de 50 ans, en raison principalement du changement noté dans les facteurs à caractère familial, principalement les mariages tardifs et une première grossesse après l’âge de 30 ans, observe-t-il. Malgré cela, 71 % des femmes libanaises âgées de plus de 40 ans n’ont jamais subi une mammographie. »
« Le cancer du sein n’est pas une maladie, ajoute le Dr Chamseddine. Il existe en fait plus de dix types de tumeurs au sein, répartis sur quatre étapes. Le taux de survie sur cinq ans dépasse les 80 % lorsque la tumeur est détectée à un stade précoce. »
« Les femmes sont celles qui découvrent la tumeur dans la majorité des cas, d’où l’importance d’une autopalpation, réitère-t-il. Cela n’élimine toutefois pas le rôle des médecins et de la mammographie. Chez les personnes qui ont un risque génétique, les mammographies sont conseillées à un âge plus jeune. » Généralement à partir de 35 ans.
En ce qui concerne les changements à détecter et à notifier aux spécialistes, ils demeurent : une masse dans la poitrine, un changement ou un rétrécissement de la peau de la poitrine, un changement ou un rétrécissement du mamelon, une sécrétion de la poitrine, un changement dans la forme de la poitrine, une masse sous les aisselles.
« Toutes les masses détectées ne sont pas nécessairement un cancer, insiste le Dr Chamseddine. Dans 90 % des cas, il s’agirait d’une tumeur bénigne, ne constituant aucun danger pour la vie. »
« Le cancer n’est plus une maladie mortelle, mais une maladie chronique dans une grande majorité de cas. » Le Dr Ali Chamseddine, chef du département d’hématologie-oncologie à l’hôpital de l’Université américaine de Beyrouth, se veut rassurant concernant les avancées thérapeutiques dans le domaine oncologique.
Définissant le cancer du sein, qui demeure la tumeur la plus fréquente chez les femmes et la deuxième cause de décès par cancer, il insiste sur le dépistage précoce pour un meilleur traitement, et une meilleure survie. Au Liban, la tumeur au sein constitue 42,3 % des types de cancer chez la femme, contre 1,6 % chez les hommes. « Les chiffres au Liban se rapprochent progressivement de ceux observés dans les pays développés », remarque le Dr Chamseddine, précisant qu’au Liban la moyenne d’âge...
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