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La Fondation May Jallad œuvre pour que chaque patient ait accès au traitement

La Fondation May Jallad a vu le jour en avril 2005, quelques mois après le décès de May, à l’âge de 40 ans, des suites d’un cancer de sein, découvert à un stade avancé (stade 4), « d’autant que ses symptômes étaient inhabituels », une rougeur essentiellement, sans masse palpable. « Les médecins étaient fermes. Elle ne vivra pas plus de sept mois, nous disaient-ils. Mais grâce à Dieu, elle a pu passer cinq ans avec nous, raconte sa mère Rima Dandachi, présidente de la fondation. May était extrêmement brave. Elle a toujours été attirée par le bénévolat. Elle était pleine de vie et enthousiaste. Malgré sa maladie, elle insistait à visiter les enfants au Saint Jude Hospital. Elle refusait de porter une perruque, estimant que les autres devaient l’accepter telle qu’elle était. Elle a également participé à la marche qu’organise Avon pour le cancer du sein. » Pour garder cette image de May, mère de deux enfants, et pour ne pas gaspiller toute cette énergie, Rima Dandachi et sa famille ont décidé de créer la fondation. « Notre but est de rassembler des fonds pour aider les personnes nécessiteuses, remarque Mme Dandachi. Nous le faisons à travers l’hôpital Makassed. Les médecins nous réfèrent les cas et une estimation du coût du traitement. Nous couvrons essentiellement la différence des tiers payants publics, qui demeure importante. Nous avons toutefois couvert le traitement entier de trois patients. Récemment, nous avons aménagé, au sein de l’hôpital, une salle pour les patients de jour. » La Fondation May Jallad ne se limite pas aux cas de cancer du sein. Elle couvre toutes formes de tumeurs pour permettre à tous les patients d’avoir accès au traitement. À ce jour, trente patients ont bénéficié de son aide. Mais la fondation, qui compte sur les mécènes, espère pouvoir élargir son champ d’action pour couvrir un plus grand nombre de patients. Pour l’instant, ses sources de financement demeurent principalement les donations et des bracelets roses, au nom de l’association, vendus au prix symbolique de cinq dollars. « Malheureusement, la situation dans le pays ne nous encourage pas à demander l’aide que des personnes vraiment aisées, note Mme Dandachi. Les personnes au revenu moyen ne peuvent plus se permettre de faire des donations, aussi symboliques soient-elles, à cause de l’inflation. Chaque foyer a besoin de plusieurs rentrées pour boucler le mois. Par ailleurs, la culture du partage n’est pas répandue dans ce pays. Il faut cultiver cette culture, principalement auprès des jeunes. » Pour aider des patients dans le besoin à avoir accès au traitement, vous pouvez adresser vos dons aux guichets de la Banque Audi, au nom de la Fondation May Jallad, numéros de compte : 847929-01 (LL) ; 847929-02 (dollars).
La Fondation May Jallad a vu le jour en avril 2005, quelques mois après le décès de May, à l’âge de 40 ans, des suites d’un cancer de sein, découvert à un stade avancé (stade 4), « d’autant que ses symptômes étaient inhabituels », une rougeur essentiellement, sans masse palpable.
« Les médecins étaient fermes. Elle ne vivra pas plus de sept mois, nous disaient-ils. Mais grâce à Dieu, elle a pu passer cinq ans avec nous, raconte sa mère Rima Dandachi, présidente de la fondation. May était extrêmement brave. Elle a toujours été attirée par le bénévolat. Elle était pleine de vie et enthousiaste. Malgré sa maladie, elle insistait à visiter les enfants au Saint Jude Hospital. Elle refusait de porter une perruque, estimant que les autres devaient l’accepter telle qu’elle était. Elle a également...