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L’Algérie veut drainer plus d’investissements directs arabes

L’Algérie veut drainer plus d’investissements directs (IDE) arabes, notamment dans le tourisme, à l’occasion du dixième congrès de l’Union des hommes d’affaires arabes (UHAA), qui se tient aujourd’hui à Alger sous le thème : « L’Algérie, carrefour de l’investissement arabe ». Les investissements arabes totalisent 6 milliards de dollars, hors hydrocarbures, mais leur montant est considéré comme faible par le président du Forum algérien des chefs d’entreprise (FCE) Omar Ramdane. « Ce chiffre est faible au regard des capacités (financières) des pays arabes et des capitaux dont disposent les pays du Golfe », principaux bénéficiaires de la manne pétrolière due à la flambée des prix du pétrole, a estimé M. Ramdane lors d’une conférence de presse de présentation du prochain congrès. L’Algérie a délimité 22 « zones d’expansion touristique » (ZET), qui seront ouvertes aux investisseurs étrangers, afin de relancer son tourisme, dont le développement avait été stoppé net par les activités islamistes depuis le début des années 1990. « Les hommes d’affaires arabes détiennent une expérience dont l’Algérie a besoin », a souligné M. Ramdane. Il a précisé que le FCE leur présentera à l’occasion d’ateliers de travail sectoriels prévus au congrès divers domaines pour leurs investissements en Algérie : banques, assurances, tourisme, santé, enseignement, agriculture et habitat. Près de 500 hommes d’affaires représentant 17 pays arabes sont attendus à Alger, dont 200 avaient déjà confirmé leur participation en début de semaine, a indiqué le FCE. Parmi les participants figureront d’anciens responsables politiques et le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, ainsi que des hommes d’affaires arabes de renommée internationale, ont indiqué les organisateurs du congrès. Le 9e congrès s’était déroulé à Doha (Qatar). M. Ramdane a insisté sur le manque d’information des opérateurs arabes concernant les mutations actuelles de l’économie de l’Algérie, qui est en train d’évoluer vers une économie ouverte de marché, après avoir abandonné le système de gestion administrative en vigueur depuis le début de l’indépendance en 1962. « Beaucoup d’opérateurs arabes pensent que l’économie algérienne est toujours étatique, que le secteur privé y est très réduit » et que « l’Algérie est tournée essentiellement vers l’Occident », a insisté M. Ramdane. Il a souligné « les opportunités d’investissement qu’offre le marché algérien (aux opérateurs privés nationaux, arabes et étrangers) dans tous les secteurs, l’ouverture de l’économie nationale et les garanties offertes par la législation à l’investisseur étranger, que n’offre aucun pays voisin ». M. Ramdane a indiqué que plusieurs projets d’investissement des Émirats arabes unis et d’Arabie saoudite, notamment, sont actuellement à l’étude pour une valeur allant de 10 à 20 milliards de dollars. Entre 2000 et 2006, 227 projets arabes d’investissement ont été recensés, dont 174 projets IDE et 53 en partenariat avec des entreprises publiques et privées algériennes. Des groupes arabes ont fait une percée sur le marché algérien depuis la fin des années 1990. Le conglomérat égyptien Orascom a investi dans les télécommunications, le bâtiment et les matériaux de construction. Le géant saoudien Sidar est en train de construire plusieurs centres commerciaux et le groupe koweïtien Wataniya vient de faire son entrée sur le marché de la téléphonie mobile. Le groupe émirati Emaar s’est vu confier en juillet cinq grands projets d’aménagement d’Alger (3 millions d’habitants) et de sa banlieue, comprenant un centre commercial et un hôtel. Orascom, qui a pour concurrent Mobilis, filiale de l’opérateur historique algérien Algérie Télécom, vient de franchir la barre de 10 millions d’abonnés et table sur un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de dollars en 2006.
L’Algérie veut drainer plus d’investissements directs (IDE) arabes, notamment dans le tourisme, à l’occasion du dixième congrès de l’Union des hommes d’affaires arabes (UHAA), qui se tient aujourd’hui à Alger sous le thème : « L’Algérie, carrefour de l’investissement arabe ».
Les investissements arabes totalisent 6 milliards de dollars, hors hydrocarbures, mais leur montant est considéré comme faible par le président du Forum algérien des chefs d’entreprise (FCE) Omar Ramdane. « Ce chiffre est faible au regard des capacités (financières) des pays arabes et des capitaux dont disposent les pays du Golfe », principaux bénéficiaires de la manne pétrolière due à la flambée des prix du pétrole, a estimé M. Ramdane lors d’une conférence de presse de présentation du prochain congrès.
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