L’Allemagne a abandonné mercredi face à Chypre (1-1) ses deux premiers points dans la course à la qualification pour l’Euro 2008 (groupe D), ratant l’occasion de couronner sa 3e place du Mondial 2006 par un sans-faute dans sa campagne européenne.
Yannis Okkas a fait brutalement revenir la Nationalmannschaft sur terre : mercredi soir, l’attaquant chypriote a inscrit le but de l’égalisation d’une superbe demi-volée à la 43e minute.
Il a surtout égratigné l’euphorie teintée d’un sentiment d’invulnérabilité, voire de suffisance, qui entourait la sélection depuis son Mondial 2006 à domicile, et la succession réussie entre Jürgen Klinsmann et Joachim Löw.
Löw, invaincu en six matches depuis son entrée en fonctions, avait pourtant prévenu ses troupes en qualifiant Chypre d’« adversaire le plus difficile affronté jusqu’ici », supérieur à l’Éire, battue 1 à 0, et à la Slovaquie, défaite à domicile 4 à 1, sans parler de Saint-Marin (13-0).
Il ne s’est guère trompé, même si l’Allemagne est la principale responsable de ce nul : elle avait pourtant pris l’avantage grâce à une belle frappe de Michael Ballack après un coup franc, son 35e but en 75 sélections, mais n’a pas concrétisé sa maîtrise du jeu (58 % du contrôle du ballon). Le milieu de Chelsea et meilleur buteur en activité de la Nationalmannschaft a ainsi raté deux superbes occasions de but de la tête (55 et 70).
Klose transparent
« L’euphorie, mais aussi la réussite de nos dernières rencontres, notamment du match contre la Slovaquie, nous ont fait défaut contre Chypre », tentait d’expliquer Ballack.
Si le capitaine allemand a répondu présent, Miroslav Klose, meilleur buteur du Mondial 2006, a été transparent : pire, il a écopé d’un avertissement, synonyme de suspension pour la reprise des qualifications, le 24 mars contre la République tchèque.
Mais même sans Klose – qui a égalé en 2006 le record de Gerd Moller de 13 buts pour la sélection inscrits en une année –, l’Allemagne, première du groupe D à égalité avec la République tchèque (10 points en quatre matches), semble bien partie pour participer à l’Euro 2008 et pour y jouer les premiers rôles.
Löw ne sera sans doute plus confronté à la cascade de blessures et forfaits qui l’ont privé contre Chypre du gardien Jens Lehmann, dont le remplaçant Timo Hildebrand n’a guère brillé mercredi, et de quatre autres titulaires du Mondial 2006, Bernd Schneider, Lukas Podolski, Christoph Metzelder et Tim Borowski. En moins d’un an, Klinsmann puis Löw ont redonné confiance et ambition à une équipe qui avait commencé 2006 par une déroute devant l’Italie (4-1), et qui termine l’année sur dix-sept matches, 13 victoires et deux défaites.
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