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Helsinki accepte la thèse du bombardement accidentel de l’ONU à Khiam

La Finlande accepte la thèse de « l’accident » dans le bombardement par Israël d’un poste de l’ONU au Liban-Sud en juillet, qui avait coûté la vie à quatre observateurs dont un Finlandais, même si des questions demeurent, a indiqué hier le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen. « Les rapports d’Israël et de l’ONU sont logiques, mais pas exhaustifs », a-t-il regretté au cours d’une conférence de presse en se fondant sur les conclusions d’un groupe d’experts composé de diplomates et de militaires. Helsinki avait mis sur pied ce groupe d’experts après avoir perdu un ressortissant dans le bombardement, et non pas en tant que président de l’Union européenne. Ces experts estiment, après examen de ces rapports, n’avoir « aucune raison de remettre en cause l’explication d’Israël selon laquelle la destruction de la base de patrouille de Khiam est due à une erreur » et reconnaissent ne disposer d’« aucune preuve que l’attaque ait été intentionnelle ». Mais ils déplorent qu’« aucune réponse écrite n’ait été donnée à un certain nombre de questions complémentaires de nature technique et militaire transmises par écrit aux deux parties ». Ces questions concernaient notamment le positionnement des forces armées israéliennes dans la zone de combat, le dispositif d’observation et de contrôle de l’attaque par le centre de commandement responsable ou encore l’état des communications internes au cours de cette opération. « Il n’est pas possible de se faire une idée complète et détaillée de la destruction du poste de Khiam », relèvent les experts. Ce poste avait été détruit par un missile de 500 kg de haute précision guidé à distance le 25 juillet, selon un rapport de l’ONU dont des éléments avaient été rendus publics en septembre. Pour autant, même si toutes les zones d’ombres avaient été éclaircies, « les conclusions auraient été les mêmes », a indiqué à l’AFP Irma Ertman, directrice générale des affaires juridiques du ministère finlandais des Affaires étrangères, rapporteur de la commission. La mort des quatre observateurs de l’ONU, un Autrichien, un Canadien, un Chinois et un Finlandais, dans ce raid israélien au Liban-Sud, au 13e jour de la guerre entre Israël et le Hezbollah, avait provoqué une série de condamnations d’Israël, déjà très critiqué pour les victimes civiles de la guerre. Israël, qui a présenté des excuses officielles pour ce bombardement, a invoqué un « problème informatique » qui aurait fait du poste de l’ONU « une des cibles des forces armées israéliennes en préparation de manœuvres terrestres », note le rapport finlandais. Mais l’État hébreu avait « reçu des avertissements de la Finul sur des bombardements qui pouvaient mettre en danger les bases de l’ONU » dans ce périmètre, théâtre d’une intense activité militaire, relève aussi le rapport, soulignant par ailleurs que « l’absence d’observation des tirs alors que la cible de l’artillerie et de l’aviation se trouve seulement à quelques kilomètres du territoire israélien est surprenante ».
La Finlande accepte la thèse de « l’accident » dans le bombardement par Israël d’un poste de l’ONU au Liban-Sud en juillet, qui avait coûté la vie à quatre observateurs dont un Finlandais, même si des questions demeurent, a indiqué hier le Premier ministre finlandais, Matti Vanhanen. « Les rapports d’Israël et de l’ONU sont logiques, mais pas exhaustifs », a-t-il regretté au cours d’une conférence de presse en se fondant sur les conclusions d’un groupe d’experts composé de diplomates et de militaires.
Helsinki avait mis sur pied ce groupe d’experts après avoir perdu un ressortissant dans le bombardement, et non pas en tant que président de l’Union européenne. Ces experts estiment, après examen de ces rapports, n’avoir « aucune raison de remettre en cause l’explication d’Israël selon...