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Hingis, le bonheur est sur le court

Même éliminée du Masters, Martina Hingis a affiché cette semaine une joie de vivre qui souligne qu’elle a vraiment bien fait de revenir au tennis. S’il faut quelqu’un pour faire la promotion d’un dentifrice, difficile de trouver meilleur candidat actuellement que Martina Hingis : victoire ou défaite, la Suissesse sourit à tout rompre. Ainsi au Masters, où elle a promené sa bonne humeur sous l’œil enamouré du Tchèque Radek Stepanek, 19e joueur mondial, qui prend peu à peu le relais de sa maman, Mélanie Molitor. « Vivre des matches comme ceux du Masters est la raison pour laquelle je suis revenue », souligne la nouvelle émancipée de 26 ans. Ce bonheur se propage jusqu’au public qui, en l’absence de joueuse espagnole, a fait de Hingis son chouchou de la semaine, un comble pour une fille souvent détestée lors de sa première vie tennistique. « Lorsque j’avais 17 ans, ce n’était pas comme ça. C’est peut-être le respect dû aux anciens. Mais je pense que le public apprécie aussi mon jeu. Et ça, c’est la plus belle récompense qui soit, c’est génial », savoure-t-elle. Au début de l’année, cet état de grâce était pourtant loin d’être acquis. Scepticisme Après trois ans à s’occuper de ses chevaux et à commenter des matches à la télévision, le scepticisme était grand quant aux chances de la Suissesse, retirée du circuit depuis octobre 2002 en raison de problèmes chroniques aux pieds et aux chevilles, de réussir son retour. « Je pense que ce sera très difficile de se rapprocher à nouveau de ses anciens résultats », avait notamment estimé la Belge Kim Clijsters au début de l’année. Onze mois plus tard, Hingis a cloué le bec à tous ses détracteurs en réussissant un des plus beaux come-back de l’histoire du jeu. Quart de finaliste à l’Open d’Australie et à Roland-Garros, elle a remporté le 41e (Rome) et 42e (Calcutta) tournoi de sa carrière et s’est hissée jusqu’au 7e rang mondial. Alors bien sûr, Hingis, plus jeune n° 1 mondiale de l’histoire, ne domine plus le tennis féminin comme à la fin des années 90 et n’a pas remporté un sixième titre du grand chelem. Mais elle a largement relevé son pari qui était de rivaliser à nouveau avec les meilleures, grâce à un coup d’œil et un sens tactique toujours aussi aiguisés. « Je pense que je peux être fière de moi, souligne-t-elle. J’ai retrouvé le top 10, je joue régulièrement contre les meilleures et parfois je les bats, alors qu’elles sont plus athlétiques que moi. Je peux regarder en arrière et me dire : hey, ça valait vraiment le coup. Je ne regrette pas un instant d’être revenue. »
Même éliminée du Masters, Martina Hingis a affiché cette semaine une joie de vivre qui souligne qu’elle a vraiment bien fait de revenir au tennis.
S’il faut quelqu’un pour faire la promotion d’un dentifrice, difficile de trouver meilleur candidat actuellement que Martina Hingis : victoire ou défaite, la Suissesse sourit à tout rompre.
Ainsi au Masters, où elle a promené sa bonne humeur sous l’œil enamouré du Tchèque Radek Stepanek, 19e joueur mondial, qui prend peu à peu le relais de sa maman, Mélanie Molitor.
« Vivre des matches comme ceux du Masters est la raison pour laquelle je suis revenue », souligne la nouvelle émancipée de 26 ans.
Ce bonheur se propage jusqu’au public qui, en l’absence de joueuse espagnole, a fait de Hingis son chouchou de la semaine, un comble pour une fille souvent détestée...