Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Opposé à la peine capitale, Talabani se retranche derrière la justice

Le président irakien Jalal Talabani, personnellement opposé à la peine capitale, s’est retranché hier derrière la justice pour souligner que même s’il le voulait, il ne pouvait rien pour épargner le gibet à l’ancien dictateur Saddam Hussein. Le chef de l’État, qui s’exprimait devant la presse à l’Institut du monde arabe (IMA), a reconnu qu’il avait par le passé signé un appel international contre la peine capitale, mais a ajouté que le droit irakien prévalait sur ses convictions personnelles. « Le tribunal qui a jugé Saddam Hussein rend des jugements exécutoires. Une fois que toutes les voies d’appel auront été épuisées, le jugement devient exécutoire et le président n’a pas à signer » d’arrêté d’exécution. L’entourage de M. Talabani avait expliqué dimanche qu’en cas de sentence capitale, M. Talabani avait la possibilité de déléguer sa signature à un vice-président, et éviter ainsi de parapher de sa main ce qui n’est de toute façon qu’une formalité. Les statuts du tribunal chargé de juger l’ancien dictateur précisent en effet qu’aucune autorité, pas même le président de la République, ne peut user du droit de grâce ni commuer les peines prononcées par le tribunal. Interrogé pour savoir s’il fallait attendre que Saddam Hussein soit jugé pour tous ses crimes, en particulier ceux contre la communauté kurde, pour être exécuté, M. Talabani, lui-même kurde, s’est une fois encore retranché derrière l’avis des juges. « Selon le droit, Saddam Hussein doit être jugé pour tous ses crimes avant d’être exécuté. Cependant, c’est au tribunal de décider, il est libre de sa décision et le gouvernement n’interviendra pas », a déclaré le président, dont les propos étaient traduits de l’arabe.
Le président irakien Jalal Talabani, personnellement opposé à la peine capitale, s’est retranché hier derrière la justice pour souligner que même s’il le voulait, il ne pouvait rien pour épargner le gibet à l’ancien dictateur Saddam Hussein.
Le chef de l’État, qui s’exprimait devant la presse à l’Institut du monde arabe (IMA), a reconnu qu’il avait par le passé signé un appel international contre la peine capitale, mais a ajouté que le droit irakien prévalait sur ses convictions personnelles.
« Le tribunal qui a jugé Saddam Hussein rend des jugements exécutoires. Une fois que toutes les voies d’appel auront été épuisées, le jugement devient exécutoire et le président n’a pas à signer » d’arrêté d’exécution.
L’entourage de M. Talabani avait expliqué dimanche qu’en cas de sentence...