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Actualités - Opinion

Courrier Le diable et Prada

Basé sur le best-seller international de Lauren Weisberger, The Devil Wears Prada est une incontestable ode au monde fashion. Meryl Streep incarne la reine mère de l’industrie de la mode, une femme dont les caprices peuvent lancer ou éteindre des carrières, alors qu’Anne Hathaway joue le rôle de sa nouvelle assistante, jeune fille naïve (en matière d’habits) plus tard transformée en jeune fille totalement « in ». Mis à part cet aspect amusant – parfois mordant – du film, il est important de souligner comment la propagande américaine commercialise à merveille le faste de cet univers de mode (qui malheureusement attire, par sa facticité, de plus en plus de filles. Eh oui, à travers ce «malheureusement», je fais allusion aux contraintes du boulot et, surtout, l’anorexie...) et montre la «coriacité» dissimulée derrière des images anecdotiques d’humour et de glamour, par moments déplacées et le plus souvent pas très fidèles à l’essence du livre. Le diable s’habille en Prada semble également être le conducteur publicitaire idéal pour promouvoir par exemple (entre autres) la collection haute couture Chanel 2006, les modèles exclusifs de Donna Karan, ou même encore les créations fantaisistes de haillons pour milliardaires de M. Galliano. Tout cela est présenté sur un plateau en argent pour le public qui, sans trop de difficulté, reconnaît bien le monde superficiel de la beauté dans ce film bien mené, au rythme entraînant, au style agréable, drôle, divertissant, agaçant à la limite. Seule lacune qui risque de le dévaloriser: trop américain... Élias ABOU CHARAF

Basé sur le best-seller international de Lauren Weisberger, The Devil Wears Prada est une incontestable ode au monde fashion. Meryl Streep incarne la reine mère de l’industrie de la mode, une femme dont les caprices peuvent lancer ou éteindre des carrières, alors qu’Anne Hathaway joue le rôle de sa nouvelle assistante, jeune fille naïve (en matière d’habits) plus tard transformée en jeune fille totalement « in ». Mis à part cet aspect amusant – parfois mordant – du film, il est important de souligner comment la propagande américaine commercialise à merveille le faste de cet univers de mode (qui malheureusement attire, par sa facticité, de plus en plus de filles. Eh oui, à travers ce «malheureusement», je fais allusion aux contraintes du boulot et, surtout, l’anorexie...) et montre la «coriacité»...