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Balkans Belgrade ne parvient pas à créer une dynamique nationale autour du Kosovo

Les autorités serbes ne sont pas parvenues à créer, comme elles l’espéraient, une dynamique nationale autour de la question du Kosovo, thème majeur d’une nouvelle Constitution approuvée de justesse à un référendum largement boudé par les électeurs. Malgré les efforts du gouvernement pour donner à cette consultation la dimension d’une cause nationale, plus de 46 % des quelque 6,6 millions d’électeurs serbes ne se sont pas rendus aux urnes. Le référendum avait pourtant été organisé de manière exceptionnelle sur deux jours, samedi et dimanche, dans l’espoir de vaincre l’apathie électorale, traditionnelle en Serbie. Tous les principaux partis, des démocrates aux nationalistes, et même l’Église orthodoxe serbe avaient appelé à approuver la Constitution, adoptée préalablement à l’unanimité au Parlement. « Avec une participation aussi faible, le référendum n’est sûrement pas l’expression d’un soutien populaire », a noté l’analyste Vladimir Goati. « C’est un sévère avertissement à notre élite politique », a souligné le politologue Slobodan Antic, cité par la presse. La particularité de la nouvelle charte est de déclarer en préambule le Kosovo, administré par l’ONU depuis 1999, partie inaliénable de la Serbie, même s’il doit recevoir, en principe avant la fin de l’année, un nouveau statut. La nouvelle Constitution est perçue comme un message de la Serbie à la communauté internationale pour signifier, même de manière symbolique, son refus de renoncer à cette partie de son territoire, considérée par de nombreux Serbes comme le berceau de leur histoire.
Les autorités serbes ne sont pas parvenues à créer, comme elles l’espéraient, une dynamique nationale autour de la question du Kosovo, thème majeur d’une nouvelle Constitution approuvée de justesse à un référendum largement boudé par les électeurs. Malgré les efforts du gouvernement pour donner à cette consultation la dimension d’une cause nationale, plus de 46 % des quelque 6,6 millions d’électeurs serbes ne se sont pas rendus aux urnes. Le référendum avait pourtant été organisé de manière exceptionnelle sur deux jours, samedi et dimanche, dans l’espoir de vaincre l’apathie électorale, traditionnelle en Serbie. Tous les principaux partis, des démocrates aux nationalistes, et même l’Église orthodoxe serbe avaient appelé à approuver la Constitution, adoptée préalablement à l’unanimité au...