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Actualités - Chronologie

Fatfat craint pour sa vie et celle du Premier ministre

Dans un entretien accordé au quotidien koweïtien al-Raï al-aam qui paraît aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur, Ahmad Fatfat, a affirmé craindre pour sa vie et celle du Premier ministre, Fouad Siniora,. M. Fatfat précise qu’il a déposé en lieu sûr un témoignage « manuscrit » relatif à ces menaces, qui serait révélé en cas de malheur. Sur un autre plan, il a estimé que les attentats dirigés contre les Forces de sécurité intérieure ont pour but de « ruiner le calme ». Le ministre considère en particulier que le dernier en date de ces attentats, qui a visé l’immeuble Esseily, est particulièrement grave, dans la mesure où il a été dirigé contre une zone qui est « hautement symbolique », puisqu’elle regroupe des édifices publics et privés d’importance politique et économique (le Sérail, le Parlement, la rue des Banques et le centre-ville touristique). « L’objectif de cet attentat est de créer un climat de confusion à l’approche des fêtes de fin d’année », a-t-il souligné, estimant que le pays « traversera une phase difficile avant la tenue du forum Paris III, à la mi-janvier ». « Si nous passons sains et saufs le cap du forum, ce sera un exploit », a dit M. Fatfat, ajoutant qu’il n’est pas « du genre à reculer » devant le danger. Le ministre de l’Intérieur se montre particulièrement féroce dans sa défense du gouvernement, tout en affirmant être « inquiet » pour le Premier ministre. Il a flétri comme « méprisables » les accusations de trahison et de complicité avec l’étranger lancées contre lui. Par contre, M. Fatfat a rendu hommage à l’action du président de la Chambre, tout en se demandant : « Comment peut-on réclamer à la fois un gouvernement d’union nationale et le tiers de blocage ? » « Que cherche-t-on à bloquer ? » s’est interrogé M. Fatfat, avant de souligner que ce que l’on cherche à bloquer, c’est le tribunal international, Paris III, les réformes économiques et, somme toute, le redressement économique lui-même. « On cherche à s’emparer du pays et à renverser des équilibres existants, avec une minorité », a-t-il insisté. Au sujet de la mauvaise volonté prêtée au Premier ministre, qui se serait refusé à se rendre en Syrie bien que, selon le président syrien, il y ait été invité à trois reprises, M. Fatfat a indiqué : « Ainsi, vous avez le droit d’accuser quelqu’un, de demander le départ du gouvernement puis de l’inviter chez vous ? » « Nous ne nous autorisons pas à nous ingérer dans les affaires de la Syrie ou du régime syrien, mais ce régime n’a toujours pas assimilé le fait que nous sommes un pays indépendant, qui a le droit de délimiter ses frontières et d’instaurer avec son voisin des relations diplomatiques », a conclu M. Fatfat.
Dans un entretien accordé au quotidien koweïtien al-Raï al-aam qui paraît aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur, Ahmad Fatfat, a affirmé craindre pour sa vie et celle du Premier ministre, Fouad Siniora,.
M. Fatfat précise qu’il a déposé en lieu sûr un témoignage « manuscrit » relatif à ces menaces, qui serait révélé en cas de malheur.
Sur un autre plan, il a estimé que les attentats dirigés contre les Forces de sécurité intérieure ont pour but de « ruiner le calme ».
Le ministre considère en particulier que le dernier en date de ces attentats, qui a visé l’immeuble Esseily, est particulièrement grave, dans la mesure où il a été dirigé contre une zone qui est « hautement symbolique », puisqu’elle regroupe des édifices publics et privés d’importance politique et économique (le Sérail,...