Chirac réclame la fin des survols israéliens du Liban
le 21 octobre 2006 à 00h00
Le président français Jacques Chirac a demandé hier qu’Israël mette fin au survol du Liban, une action contraire, selon lui, « à l’esprit et à la lettre » de la résolution 1701 qui a mis fin au conflit entre l’État hébreu et le Hezbollah.
Il a refusé en revanche de commenter les déclarations du général français Alain Pellegrini, chef des forces de l’ONU au Liban, suggérant que l’ONU pourrait envisager de changer les règles d’engagement de la Finul pour lui permettre l’usage de la force afin d’empêcher les incursions aériennes israéliennes.
« Je ne sais ce qu’a dit exactement le général Pellegrini, ce que je sais c’est que l’ONU, qui est chargée de définir la stratégie, et l’action de la Finul nouvelle, a donné très clairement ses instructions », a dit M. Chirac lors d’une conférence de presse en marge d’un sommet informel de l’Union européenne à Lahti, en Finlande.
« Le général Pellegrini, comme l’ensemble de la Finul, agira dans le cadre des instructions de l’ONU », a-t-il ajouté.
« Je rappelle que nous souhaitons vivement que la résolution 1701 soit appliquée dans sa lettre et son esprit et que le survol par l’aviation israélienne du Liban est contraire à l’esprit et à la lettre de la 1701 », votée à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU le 11 août, a souligné le président français.
Il a ajouté qu’« il faut d’une façon ou d’une autre que cette résolution soit appliquée ».
Israël a déploré les propos du général Alain Pellegrini, en soulignant que ses survols se poursuivraient tant que la résolution 1701 n’avait pas été appliquée, que deux soldats enlevés par le Hezbollah n’avaient pas été relâchés et que l’approvisionnement en armes du mouvement de résistance se poursuivait.
Le Quai d’Orsay
Par ailleurs, dans un point de presse à Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, M. Jean-Baptiste Mattéi, a affirmé que « les règles d’engagement de la Finul autorisent l’utilisation de ses armes en cas d’autodéfense, dans le cas où les positions de la Finul seraient sous la menace imminente d’une attaque par voie aérienne ».
« On dit beaucoup de choses sur les déclarations du général Pellegrini, en mettant en exergue certains aspects de ses déclarations et pas d’autres, a ajouté M. Mattéi, ajoutant que la lecture française est celle du secrétaire général de l’ONU, qui se base à son tour sur une décision politique du secrétariat général des Nations unies et des pays participant à la force ».
Le président français Jacques Chirac a demandé hier qu’Israël mette fin au survol du Liban, une action contraire, selon lui, « à l’esprit et à la lettre » de la résolution 1701 qui a mis fin au conflit entre l’État hébreu et le Hezbollah.
Il a refusé en revanche de commenter les déclarations du général français Alain Pellegrini, chef des forces de l’ONU au Liban, suggérant que l’ONU pourrait envisager de changer les règles d’engagement de la Finul pour lui permettre l’usage de la force afin d’empêcher les incursions aériennes israéliennes.
« Je ne sais ce qu’a dit exactement le général Pellegrini, ce que je sais c’est que l’ONU, qui est chargée de définir la stratégie, et l’action de la Finul nouvelle, a donné très clairement ses instructions », a dit M. Chirac lors d’une...
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