CHINE
Ralentissement « encourageant »
de la croissance
le 20 octobre 2006 à 00h00
La croissance de l’économie chinoise a ralenti au troisième trimestre après plusieurs mois de mesures de contrôle macroéconomiques, mais elle reste forte, nourrie par les investissements et susceptible de rebondir, ont estimé hier des analystes.
Le Bureau national des statistiques a annoncé hier qu’entre juillet et septembre, le produit intérieur brut (PIB) avait augmenté de 10,4 %, contre 11,3 % au deuxième trimestre, qui était son plus fort niveau en onze ans.
Il n’en reste pas moins qu’elle a ainsi atteint « son deuxième plus fort niveau de la décennie », selon les analystes de Lehman Brothers.
Loin de l’objectif annuel de 8 % visé, après une progression de 10,2 % en 2005, la richesse nationale a enregistré une hausse de 10,7 % sur les neuf premiers mois de 2006, atteignant désormais quelque 1 790 milliards de dollars.
Le gouvernement a préféré mettre l’accent sur le fait « qu’au troisième trimestre, la vitesse de croissance a commencé à être sous contrôle », ce à quoi s’attendaient les analystes, et que « les mesures macroéconomiques avaient connu un premier succès ». Parmi ces mesures ont figuré notamment deux hausses des taux d’intérêt, deux du ratio des réserves obligatoires et des restrictions sur les investissements immobiliers, le tout pour freiner le surinvestissement, les phénomènes de bulles et de surproduction. De fait, le rythme de progression des investissements en capital fixe ou de la production industrielle, qui s’était emballé au deuxième trimestre, a décéléré.
Les investissements ont crû de 24,2 % sur un an au 3e trimestre, et de 27,3 % de janvier à septembre, contre 29,8 % au premier semestre.
Si ce ralentissement est « encourageant » pour Rob Subbaraman, économiste de Lehman Brothers, il est cependant « trop tôt pour annoncer un succès total », et les mesures de resserrement doivent être poursuivies.
T.J. Bond, analyste de Merrill Lynch, se demande aussi si ces chiffres « vont convaincre, car certains responsables locaux pourraient minimiser leurs données pour éviter de nouvelles mesures ». « Le léger redémarrage de la production industrielle et des investissements fixes, et la croissance (...) peuvent faire craindre que l’économie est toujours trop forte », dit T.J. Bond.
La croissance de l’économie chinoise a ralenti au troisième trimestre après plusieurs mois de mesures de contrôle macroéconomiques, mais elle reste forte, nourrie par les investissements et susceptible de rebondir, ont estimé hier des analystes.
Le Bureau national des statistiques a annoncé hier qu’entre juillet et septembre, le produit intérieur brut (PIB) avait augmenté de 10,4 %, contre 11,3 % au deuxième trimestre, qui était son plus fort niveau en onze ans.
Il n’en reste pas moins qu’elle a ainsi atteint « son deuxième plus fort niveau de la décennie », selon les analystes de Lehman Brothers.
Loin de l’objectif annuel de 8 % visé, après une progression de 10,2 % en 2005, la richesse nationale a enregistré une hausse de 10,7 % sur les neuf premiers mois de 2006, atteignant désormais quelque 1 790...
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