Un témoin précieux de l’histoire et des secrets du système solaire
le 17 octobre 2006 à 00h00
La Lune est un témoin précieux de l’histoire et des secrets de notre système solaire depuis sa naissance il y a 4,5 milliards d’années. Seul satellite naturel de la Terre, situé à 384 402 km, il reste encore mystérieux malgré les 10 missions habitées américaines conduites dans le cadre du programme Apollo de 1968 à 1972. « Nulle part ailleurs nous ne pouvons contempler avec autant de clarté l’époque quand la Terre et les autres planètes de notre système solaire se sont formées », explique dans un récent rapport l’Académie nationale américaine des sciences. « L’intérieur de la Lune a conservé intacte l’histoire des premières étapes de l’évolution planétaire et sa surface sans air offre aussi un témoignage continu de l’histoire terrestre et de l’action solaire », ajoute-t-on de même source. « C’est seulement en retournant sur la Lune que l’on pourra conduire de nouvelles explorations scientifiques et combler les lacunes dans notre compréhension du système solaire... », souligne l’Académie, qui recommande un retour des missions habitées sur le sol lunaire.
Sur la surface de la Lune, une couche de poussière, appelée régolithe, produite par l’impact des météorites et épaisse de plusieurs mètres, contient de l’oxygène facile à extraire. Il y a aussi de l’hydrogène en quantité moindre. L’oxygène et l’hydrogène peuvent être utilisés pour fabriquer du carburant pour des moteurs de fusée, ce qui pourrait considérablement réduire les coûts de l’exploration spatiale en permettant de lancer des vaisseaux en dehors de l’atmosphère terrestre. La régolithe contient aussi du silicium qui peut être utilisé pour fabriquer des panneaux solaires. Plusieurs sociétés étudient la possibilité de les fabriquer sur la Lune pour fournir de l’électricité aux futures colonies qui s’y installeraient.
Le sol lunaire détient également d’importantes réserves d’hélium 3, un isotope non radioactif d’hélium très rare sur Terre et recherché pour la fusion nucléaire. La Lune contiendrait un million de tonnes d’hélium 3, alors que 25 tonnes suffiraient pour satisfaire les besoins des États-Unis ou de l’Union européenne.Un tel potentiel a conduit Energia Space Corporation, une firme russe, à dévoiler début 2006 un projet pour établir une base permanente sur la Lune dans les 10 ans et commencer à extraire le précieux isotope d’ici à 2020. Toutefois, la technologie pour exploiter cette ressource en est encore à ses préliminaires.
La Lune est un témoin précieux de l’histoire et des secrets de notre système solaire depuis sa naissance il y a 4,5 milliards d’années. Seul satellite naturel de la Terre, situé à 384 402 km, il reste encore mystérieux malgré les 10 missions habitées américaines conduites dans le cadre du programme Apollo de 1968 à 1972. « Nulle part ailleurs nous ne pouvons contempler avec autant de clarté l’époque quand la Terre et les autres planètes de notre système solaire se sont formées », explique dans un récent rapport l’Académie nationale américaine des sciences. « L’intérieur de la Lune a conservé intacte l’histoire des premières étapes de l’évolution planétaire et sa surface sans air offre aussi un témoignage continu de l’histoire terrestre et de l’action solaire », ajoute-t-on de même...
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