SCÈNE PARISIENNE
Giraud à la fois plombier et
maître chanteur à la Michodière
le 16 octobre 2006 à 00h00
Roland Giraud n’est jamais autant à l’aise sur un plateau de théâtre que lorsqu’il se démène comme un beau diable. Une occasion qui lui est fournie par la nouvelle pièce de Jean-Claude Islert, Délit de fuites, que crée cette rentrée la Michodière, à Paris.
Le comédien doit y jouer plus ou moins les Fregoli, puisqu’il apparaît d’abord en plombier espagnol avec salopette et casquette bleues, moustache postiche, fort accent, et se transforme en élégant maître chanteur en costume classique deux pièces et cravate.
Sous ces deux apparences se cache un personnage que rien ne démonte, qui n’hésite pas à inventer les histoires les plus invraisemblables et compliquées pour se tirer d’affaire.
On reste pantois devant la complexité des arguments imaginés par le dramaturge et par la manière dont Roland Giraud, presque avec désinvolture, surmonte les difficultés de son rôle.
On se trouve face à une pièce qui s’apparente à un vaudeville: les portes claquent, les gifles volent, quelques bons mots fusent des bouches des personnages qui surgissent alors qu’on ne les attend pas, les quiproquos abondent.
Jean-Claude Islert a imaginé qu’un matin, fait irruption, dans l’appartement d’un homme en train de divorcer, un plombier à fort accent étranger qui rapidement se révèle être un maître chanteur, lequel essaye de soutirer de l’argent à un homme politique, futur possible Premier ministre.
Le faux plombier-maître chanteur a choisi par hasard comme boîte à lettres cet appartement, dont le locataire, du fait de cette occupation, va voir sa vie familiale bouleversée.
Autour du double personnage campé par Roland Giraud se trouve Patrick Zard (le locataire de l’appartement), la jeune Camille Leroy (sa jeune femme bien décidée à divorcer) et Arlette Didier (l’encombrante mère du premier).
La distribution est complétée par Élisabeth Bourgine et Delphine Depardieu, qui interprètent respectivement une jeune femme (que le plombier-maître chanteur essaye de reconquérir) et leur fille (qui, en fait, ne connaît pas son père).
Jean-Luc Moreau, venu en voisin des Variétés où il est directeur artistique, met en scène cette intrigue finalement assez mince de Jean-Claude Islert, auquel on doit principalement la comédie C’est pas facile au théâtre Michel en 2005.
Roland Giraud n’est jamais autant à l’aise sur un plateau de théâtre que lorsqu’il se démène comme un beau diable. Une occasion qui lui est fournie par la nouvelle pièce de Jean-Claude Islert, Délit de fuites, que crée cette rentrée la Michodière, à Paris.
Le comédien doit y jouer plus ou moins les Fregoli, puisqu’il apparaît d’abord en plombier espagnol avec salopette et casquette bleues, moustache postiche, fort accent, et se transforme en élégant maître chanteur en costume classique deux pièces et cravate.
Sous ces deux apparences se cache un personnage que rien ne démonte, qui n’hésite pas à inventer les histoires les plus invraisemblables et compliquées pour se tirer d’affaire.
On reste pantois devant la complexité des arguments imaginés par le dramaturge et par la manière dont Roland Giraud,...
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