Sur les huit premiers mois de l’année, le déficit public a bondi de 42,84 % par rapport à la même période de l’année dernière. Fin août, le déficit s’est établi à 2 303 milliards de livres libanaises, soit 31,39 % du total des dépenses, alors qu’il représentait 25 % des dépenses fin août 2005.
Sur le seul mois d’août, le déficit s’est élevé à 71 % des dépenses, contre 12 % des dépenses un an plus tôt. Hors service de la dette, sur les huit premiers mois de l’année, l’excédent primaire s’est élevé à 480 milliards de livres libanaises, soit 6,55 % des dépenses, en hausse de 2,37 % par rapport à la même période de l’année dernière. Toutefois, sur le seul mois d’août, le solde du budget primaire a été déficitaire pour la première fois depuis quelque temps. Le déficit primaire s’est établi à 460,56 milliards, soit 39,43 % des dépenses, contre un excédent de 150,57 milliards, ou 19,85 % des dépenses, en août 2005.
Le communiqué du ministère des Finances impute principalement cette situation à la baisse des recettes durant l’offensive israélienne.
En effet, durant le mois d’août, les recettes ont baissé de plus de 48,2 % par rapport au même mois de 2005, pour atteindre 343,74 milliards de livres. Cette baisse s’explique par le blocus imposé par Israël et qui a fait reculer les revenus des douanes de 94 % par rapport au mois d’août de l’année dernière, et ceux de la TVA de 50 %. Toutefois, sur les huit premiers mois de l’année, les recettes ont totalisé 5 033,6 milliards de livres, en hausse de 2,37 % par rapport à la même période de l’année dernière.
Parallèlement, le total des dépenses du Trésor sur les huit premiers mois de l’année s’est élevé à 7 336,17 milliards de livres, en hausse de 12,36 % par rapport à la même période de l’année dernière. Sur le seul mois d’août, les dépenses ont totalisé 1168,23 milliards, en hausse de 54 % par rapport au même mois de l’année dernière. La hausse des dépenses totales s’explique majoritairement par la hausse du service de la dette, souligne le communiqué.
Effectivement, dans le détail, les opérations du budget se sont soldées par un déficit de 620,47 milliards de livres, fin août, soit 11,62 % des dépenses, en hausse de 189,14 % par rapport aux huit premiers mois de l’année. Ce résultat spectaculaire ne s’explique pas par la baisse des recettes du budget, mais par la hausse très importante des dépenses, notamment du service de la dette. En effet, fin août, les recettes du budget étaient en hausse de 1,65 % par rapport à l’année dernière, malgré la baisse annuelle de 28,22 % des revenus des douanes, et de 6,53 % des recettes de la TVA, relativement compensées par la hausse des recettes non fiscales de 5,33 % par rapport aux huit premiers mois de 2005.
Les dépenses du budget, en revanche, ont bondi de 9,94 %, fin août, par rapport à la même période de 2005. Si les dépenses courantes ont été réduites de 10,74 %, sur les huit premiers mois de l’année, le service de la dette, en revanche, a bondi de 39,63 % par rapport à fin août 2005, pour atteindre près de 2 783 milliards de livres. Les effets de Paris II s’étant estompés, la dette interne a augmenté de 76,51 %, et la dette externe de 12,67 %.
Concernant les opérations du Trésor, les encaissements des huit premiers mois de l’année ont totalisé 315,62 milliards, en hausse de 14,5 % par rapport à 2005, même s’ils ont connu une baisse de 69 % en août par rapport à août 2005, notamment en raison du recul drastique des encaissements des municipalités de l’ordre de 93 % par rapport à août 2005.
Parallèlement, les décaissements du Trésor ont augmenté de 19,4 % sur les huit premiers mois par rapport à la même période de l’année dernière, principalement en faveur des municipalités. En effet, fin août les décaissements aux municipalités ont augmenté de 12,5 % par rapport aux huit premiers mois de l’année dernière.
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Sur le seul mois d’août, le déficit s’est élevé à 71 % des dépenses, contre 12 % des dépenses un an plus tôt. Hors service de la dette, sur les huit premiers mois de l’année, l’excédent primaire s’est élevé à 480 milliards de livres libanaises, soit 6,55 % des dépenses, en hausse de 2,37 % par rapport à la même période de l’année dernière. Toutefois, sur le seul mois d’août, le solde du budget primaire a été déficitaire pour la première fois depuis quelque temps. Le déficit primaire...