L’attaquant de l’équipe de France de football, David Trezeguet, requinqué par son doublé face aux îles Féroé (5-0), mercredi en qualifications à l’Euro 2008, a tenu en premier lieu à remercier ses partenaires pour leur soutien après son match difficile en Écosse (0-1).
La solitude de l’avant-centre, Trezeguet la connaît. Et l’apprécie. Mais à Glasgow, perdu dans une foule compacte de défenseurs écossais et sevré de ballons, il fut plus seul que jamais : aucun tir pour une sortie à l’heure de jeu avec la tête des mauvais jours.
Ce soir-là, Trezeguet semblait renvoyé pour de bon à son statut de doublure en sélection. Nouveau revers pour celui qui avait traversé la Coupe du monde remplaçant et malchanceux, en ratant le tir au but décisif en finale face à l’Italie, au point de songer à dire adieu aux Bleus pendant l’été. « J’ai vécu des moments difficiles », confesse un joueur qui, contrairement à Thuram, Vieira, Ibrahimovic, Cannavaro ou Zambrotta, a en plus dû se résoudre à rester à la Juventus Turin en série B.
Alors, certes, ce ne sont pas deux buts marqués contre les modestes Féringiens qui changent tout, mais ils ont au moins rendu le sourire à Trezeguet qui sait que son rendement se mesure d’abord à son efficacité. En équipe de France, il en est à 34 buts en 68 sélections, soit un tous les deux matchs. Le meilleur taux de réussite des attaquants français en activité, bien que l’intéressé ait souvent été remplaçant au coup d’envoi (29 fois sur 68).
« Marquer, c’est sa fonction »
Trezeguet a inscrit mercredi son sixième doublé en sélection – le dernier remontait à la victoire en Allemagne (3-0) en novembre 2003 –, sachant qu’il a aussi réussi un triplé, mais c’était lors d’un match de gala contre une sélection FIFA (5-1) en août 2000.
Mais il ne s’agit en aucun cas d’une revanche, a tout de suite précisé le Franco-Argentin, qui fêtera dimanche ses 29 ans : « Je suis quelqu’un qui ne lit pas la presse. Quand on doute de mes qualités, cela ne me touche pas. (...) Je n’avais rien à démontrer. »
Trezeguet, redevenu mercredi « Trezegol » pour le grand plaisir des supporteurs sochaliens, a surtout tenu à remercier ses partenaires pour leur soutien après le match en Écosse. « Ça m’a touché, a-t-il confié. Cela fait du bien, même plus que du bien. Avec l’aide de mes coéquipiers, et des supporteurs, je me sens bien dans la tête. »
Thierry Henry, mardi à Sochaux, avait notamment offert un soutien très appuyé à son ami des années monégasques. « En Écosse, on n’a pas tout fait, et moi le premier, pour le mettre en valeur », avait notamment reconnu le meilleur buteur français en activité (38 buts), ajoutant : « David aura son rôle à jouer dans la qualification. »
« Contre l’Écosse, ce n’est pas David qui avait failli, mais l’ensemble. Contre les Féroé, ce n’est pas David qui nous fait gagner », a quant à lui commenté hier le sélectionneur Raymond Domenech qui, après le match, avait estimé : « Il n’y a pas eu de condamnation pour lui (en Écosse), donc il n’y a pas de triomphalisme à son sujet. Marquer des buts, c’est sa fonction. » En équipe de France comme en série B.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’attaquant de l’équipe de France de football, David Trezeguet, requinqué par son doublé face aux îles Féroé (5-0), mercredi en qualifications à l’Euro 2008, a tenu en premier lieu à remercier ses partenaires pour leur soutien après son match difficile en Écosse (0-1).
La solitude de l’avant-centre, Trezeguet la connaît. Et l’apprécie. Mais à Glasgow, perdu dans une foule compacte de défenseurs écossais et sevré de ballons, il fut plus seul que jamais : aucun tir pour une sortie à l’heure de jeu avec la tête des mauvais jours.
Ce soir-là, Trezeguet semblait renvoyé pour de bon à son statut de doublure en sélection. Nouveau revers pour celui qui avait traversé la Coupe du monde remplaçant et malchanceux, en ratant le tir au but décisif en finale face à l’Italie, au point de songer à dire adieu...