Auparavant exhibés comme le symbole de la marginalité, les tatouages sont aujourd’hui des produits de consommation courante, qui ne sont plus réservés aux seuls représentants d’une culture subversive.
Il y a 30 ou 40 ans, seuls les marins, chauffeurs-routiers ou motards relevaient fièrement les manches sur leurs tatouages. Aujourd’hui, ils peuvent être avocats, docteurs, courtiers, juges, mères, athlètes ou même prêtres, même s’ils sont parfois plus pudiques. Et les motivations de ces nouveaux adeptes sont aussi variées que les formes de ses petits dessins indélébiles, selon les participants de la seconde convention annuelle du tatouage qui s’est tenue ce week-end à Londres. Les tatouages sont utilisés pour faire des corps des œuvres d’art, illuminer nos vies, faire passer des messages sociaux ou politiques, nous rappeler des êtres chers ou nous remémorer des vies perdues dans des événements tragiques, comme les attentats terroristes de juillet 2005 à Londres. Leurs lignes ont été sans cesse renouvelées depuis que les explorateurs les ont ramenés de Polynésie, avec le mot tatouage lui-même, aux XVIIIe et XIXe siècles. « Ce genre de manifestation prouve que c’est une forme d’art. Ça ne doit pas être pris de haut », estime Sally Feldt, éditrice du magazine Total Tattoo, aux bras et épaules couverts de fleurs. « Lorsque c’est bien fait, c’est une création : vous pouvez dessiner tout ce que vous aimez », ajoute-elle, au cœur d’un rendez-vous londonien qui attire tous les styles, même si les motards vêtus de cuir ou les rockeurs genre punk sont en nombre. Certains ne dévoilent que de discrets tatouages, quand d’autres en sont couverts, visage et tête rasée compris.
Toutes les espèces d’aigles, des crânes et dagues, des guerriers tribaux, des pin-ups, des fleurs et arbres psychédéliques, des geishas japonaises, des dragons ou autres bêtes mythiques s’offrent au regard. Dans l’un de ses magazines, Sally Feldt montre les photos d’un homme qu’elle présente comme un prêtre catholique et dont le corps est entièrement couvert de tatouages religieux.
Pour défendre son idée que les tatoueurs sont devenus de vrais artistes, elle signale qu’ils sont aussi des sculpteurs ou des peintres. Il y a quelques décennies, le tatouage était moins créatif, assure-t-elle. Les gens pénétraient alors dans un magasin miteux et demandaient un tatouage montré en photo sur le mur ; aujourd’hui, ils conçoivent eux-mêmes leur tatouage, l’artiste s’efforçant de les satisfaire.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Auparavant exhibés comme le symbole de la marginalité, les tatouages sont aujourd’hui des produits de consommation courante, qui ne sont plus réservés aux seuls représentants d’une culture subversive.
Il y a 30 ou 40 ans, seuls les marins, chauffeurs-routiers ou motards relevaient fièrement les manches sur leurs tatouages. Aujourd’hui, ils peuvent être avocats, docteurs, courtiers, juges, mères, athlètes ou même prêtres, même s’ils sont parfois plus pudiques. Et les motivations de ces nouveaux adeptes sont aussi variées que les formes de ses petits dessins indélébiles, selon les participants de la seconde convention annuelle du tatouage qui s’est tenue ce week-end à Londres. Les tatouages sont utilisés pour faire des corps des œuvres d’art, illuminer nos vies, faire passer des messages sociaux ou...