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Les Casques bleus indiens en héritiers spirituels de Gandhi

Au Liban-Sud, les Casques bleus indiens ont érigé un monument à la mémoire de Gandhi, symbole d’une présence qu’ils veulent avant tout pacifique et proche de la population, raconte Hervé Asquin dans un reportage pour l’AFP. Le buste polychrome et chaussé de lunettes du Mahatma Gandhi trône depuis quelques années au beau milieu du village d’Ibl es-Saqi, dans un square soigneusement entretenu et fleuri. Cette bourgade accueille le quartier général des quelque 650 Casques bleus indiens de la Finul, présents depuis 1998 au Liban. « Le parc rappelle la vie du Mahatma Gandhi qui avait enseigné que par des moyens non violents, il est possible de résister et de vaincre sans tirer une balle, frapper ou menacer quiconque », explique le major Saurabh Pandey. Les soldats de l’ONU, enchaîne l’officier du 4e bataillon sikh, doivent « essayer de gagner les cœurs et les esprits, en ce sens, vous pouvez dire que l’influence du Mahatma Gandhi est là ». En attendant, les soldats sikhs font sensation dans la région, avec leurs turbans « bleu ONU » impeccables, noués par une broche métallique aux couleurs de l’organisation mondiale. « Les gens ne savent pas ce qu’est un sikh, mais ils pensent que nous sommes tous des cheikhs à cause de ce turban », s’amuse le soldat Kuldeep Singh. « Ils nous demandent : puis-je faire une photo avec le cheikh de l’Inde ? » Fidèles à leurs principes, les Casques bleus indiens quittent leurs véhicules sans armes, même aux portes de Ghajar, dernière position à être occupée par l’armée israélienne après son retrait du Liban-Sud. Quatre « turbans bleus » étaient postés vendredi à l’ombre d’un blindé léger à l’entrée de Ghajar. Deux hommes se présentent alors sur la position avancée indienne. Ils disent vouloir rejoindre leurs terres, au-delà du remblai érigé par les soldats israéliens pour interdire l’entrée de Ghajar. Aidé d’un interprète appointé par le contingent indien, le major Pandey déploie des trésors de diplomatie pour les en dissuader. Il leur rappelle que les soldats israéliens ont menacé d’ouvrir le feu sur quiconque tenterait de franchir le remblai et finit par obtenir gain de cause. « Ils ne doivent pas se sentir offensés. Je ne peux pas les arrêter parce qu’ils sont chez eux, mais je peux leur dire: n’allez pas de l’autre côté parce que vos vies seront menacées », dit-il. Le major Pandey vient de rendre visite à l’officier vétérinaire qui parcourt inlassablement les fermes misérables de la région, tout comme les médecins du bataillon indien. « Le plus important est que pendant la guerre, nous n’avons quitté aucun de nos postes, même si nombre d’entre eux ont été à court d’eau et de vivres pendant plusieurs jours, dit-il. Les gens d’ici savent que nous ne les avons pas abandonnés, que nous sommes restés à leurs côtés. »
Au Liban-Sud, les Casques bleus indiens ont érigé un monument à la mémoire de Gandhi, symbole d’une présence qu’ils veulent avant tout pacifique et proche de la population, raconte Hervé Asquin dans un reportage pour l’AFP.
Le buste polychrome et chaussé de lunettes du Mahatma Gandhi trône depuis quelques années au beau milieu du village d’Ibl es-Saqi, dans un square soigneusement entretenu et fleuri. Cette bourgade accueille le quartier général des quelque 650 Casques bleus indiens de la Finul, présents depuis 1998 au Liban.
« Le parc rappelle la vie du Mahatma Gandhi qui avait enseigné que par des moyens non violents, il est possible de résister et de vaincre sans tirer une balle, frapper ou menacer quiconque », explique le major Saurabh Pandey. Les soldats de l’ONU, enchaîne l’officier du 4e bataillon...