Rechercher
Rechercher

Actualités

Communautés Le Conseil supérieur chérié dénonce les appels à un changement de gouvernement

Le Conseil supérieur chérié a exprimé hier son inquiétude face au climat politique qui sévit dans le pays depuis l’agression israélienne, dénonçant au passage l’appel à la chute du gouvernement et les joutes verbales « infructueuses » que mènent les deux camps en présence. À l’issue de la réunion hebdomadaire des membres du Conseil à laquelle a appelé le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, ces derniers ont affirmé dans un communiqué que « la demande de changement de gouvernement – qui a par ailleurs à son crédit des réalisations importantes durant l’agression israélienne et face aux pressions internationales – suscite des interrogations multiples sur la véritable signification d’un gouvernement d’unité nationale qui regrouperait, d’un côté, le camp des loyalistes et de l’autre, celui de l’opposition avec pour objectif de paralyser les décisions grâce au principe du tiers de blocage ». Le communiqué précise en outre qu’un tel gouvernement « ne saurait être politiquement solidaire devant le Parlement, ce qui est contraire aux fondements de la gouvernance démocratique ». « L’actuel gouvernement a des responsabilités énormes et des échéances importantes telles que la création du tribunal international et la parution du rapport final de la commission internationale d’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri », ajoute le communiqué. Après avoir rendu hommage à l’exploit réalisé par la Résistance dans son face-à-face avec Israël, le Conseil chérié a indiqué que cette victoire « est celle de tous les Libanais qui ont réussi à faire face à cette agression avec courage et bravoure ». Cependant, ajoute le texte, il faut savoir que « la priorité est à l’unité du peuple et du pays qui doit prévaloir sur tout autre choix, à l’ombre notamment du danger permanent que représente Israël ». « Par conséquent, il est inévitable de donner à la Résistance un sens plus large que ce soit au niveau national, économique ou du développement », souligne encore le communiqué. Dans une allusion aux guerres verbales menées par les deux camps politiques en présence, les membres du Conseil ont dénoncé « la politique des tribunes qui alimente les confrontations entre les parties et qui commence à faire obstacle à toute vision d’avenir », indique le texte qui appelle en outre les responsables à « un dialogue national sérieux et constructif ». Le communiqué met enfin en garde « contre les tentatives de provocation qui sont le signe précurseur du chaos et de l’irresponsabilité ».
Le Conseil supérieur chérié a exprimé hier son inquiétude face au climat politique qui sévit dans le pays depuis l’agression israélienne, dénonçant au passage l’appel à la chute du gouvernement et les joutes verbales « infructueuses » que mènent les deux camps en présence.
À l’issue de la réunion hebdomadaire des membres du Conseil à laquelle a appelé le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, ces derniers ont affirmé dans un communiqué que « la demande de changement de gouvernement – qui a par ailleurs à son crédit des réalisations importantes durant l’agression israélienne et face aux pressions internationales – suscite des interrogations multiples sur la véritable signification d’un gouvernement d’unité nationale qui regrouperait, d’un côté, le camp des loyalistes et de...