Les « six prochains mois » sont
toujours critiques en Irak...
le 09 octobre 2006 à 00h00
Le commandant de la Force multinationale en Irak, George Casey, a rejoint la longue liste des responsables américains ayant averti – au cours des trois dernières années – que les six prochains mois seront critiques pour l’Irak.
La tradition a été établie en février 2003, lorsque le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a lancé une prédiction devant des soldats stationnés en Europe : la guerre d’Irak « pourrait durer six jours, ou six semaines. Je doute qu’elle dure six mois », a-t-il estimé. Trois ans et huit mois plus tard, 2 700 soldats américains ont été tués et 142 000 sont toujours stationnés dans un pays de plus en plus violent, mais où les responsables continuent cependant à toujours parler du changement qui interviendra dans les six mois.
« C’est une période décisive pour tout le monde, et chacun le sait. Les six prochains mois décideront de l’avenir de l’Irak », a déclaré le général Casey, après une réunion avec les chefs militaires de la coalition et de l’Irak. Sa remarque a été prise au sérieux, mais elle aurait eu plus de poids si elle n’avait pas été l’écho d’une litanie de semblables prédictions, au cours des dernières années.
En janvier 2004, neuf mois après l’invasion et à un moment où la rébellion contre les forces de la coalition montait en puissance, le Premier ministre britannique Tony Blair s’est rendu à Bassora, dans le sud de l’Irak. « Ce qui est important, c’est de comprendre que nous allons entrer dans une période de six mois très critique », a-t-il dit, en regagnant Londres, aux journalistes qui l’accompagnaient.
« Les prochains six mois seront très critiques », avait annoncé de son côté le sénateur républicain du Nebraska Chuck Hagel, en août 2005.
En juin dernier, l’ambassadeur des États-Unis en Irak, Zalmay Khalilzad, a déclaré dans une interview au magazine allemand Der Spiegel que « de très graves erreurs » ont été commises dans le programme de reconstruction et que cela doit être rectifié. « Les six prochains mois seront critiques », a-t-il ajouté.
Le commandant de la Force multinationale en Irak, George Casey, a rejoint la longue liste des responsables américains ayant averti – au cours des trois dernières années – que les six prochains mois seront critiques pour l’Irak.
La tradition a été établie en février 2003, lorsque le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a lancé une prédiction devant des soldats stationnés en Europe : la guerre d’Irak « pourrait durer six jours, ou six semaines. Je doute qu’elle dure six mois », a-t-il estimé. Trois ans et huit mois plus tard, 2 700 soldats américains ont été tués et 142 000 sont toujours stationnés dans un pays de plus en plus violent, mais où les responsables continuent cependant à toujours parler du changement qui interviendra dans les six mois.
« C’est une période décisive pour tout le monde,...
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