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Suède-Espagne : échec exclu pour Aragones

Le sélectionneur de l’équipe d’Espagne, Luis Aragones, dans une position fragile depuis la défaite en Irlande du Nord (3-2), ne résisterait sans doute pas à un nouvel échec en Suède, ce soir, lors de la 3e journée du groupe F des qualifications à l’Euro 2008 de football. Aragones, en poste depuis juillet 2004, est déjà passé près de la sortie à deux reprises. Il avait offert sa démission après la défaite en 8e de finale de la Coupe du monde face à la France (3-1), pour ne pas avoir rempli son objectif (une demi-finale), et avait bissé après l’humiliation de Belfast. Mais la Fédération espagnole de football (RFEF) a refusé à chaque fois sa démission, le persuadant que la meilleure des choses était qu’il reste, l’assurant de son « entière confiance » jusqu’à l’Euro 2008. Si ce constat était sans doute valable après le Mondial, il était plus contestable après la défaite en Irlande du Nord. Mais les dirigeants espagnols ont sans doute été pris de court, sans remplaçant sous la main. En outre, si Aragones bénéficiait encore du soutien de la presse nationale au retour d’Allemagne, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Au moment de donner la liste des 18 joueurs appelés pour le match en Suède puis pour une rencontre amicale face à l’Argentine mercredi, il a pourtant balayé d’un revers de la main l’hypothèse d’une troisième démission. « Je n’envisage pas de partir », a-t-il déclaré, avant d’ajouter être conscient « de l’enjeu assez important pour les joueurs, le football espagnol et (lui-même) ». Absence Une défaite face aux Suédois ne serait pas loin d’être catastrophique pour la « Selección ». La Suède aurait alors six points d’avance, et le Danemark, l’autre sérieux rival de l’Espagne dans le groupe F, probablement trois après la réception de l’Irlande du Nord (et avec un match de moins). L’Espagne est exempte pour la journée de mercredi et ne rejouera dans le cadre des qualifications de l’Euro 2008 que... le 23 mars avec la réception du Danemark. Autre rencontre décisive. Aragones, 68 ans, joue d’autant plus gros qu’il a fait le choix de se passer du « symbole » Raul, sur le déclin depuis trois saisons, mais qui a retrouvé le chemin du but la semaine de l’annonce de la liste (2 buts en Ligue des champions, trois jours avant et 1 en Liga deux jours après, alors qu’il n’avait plus inscrit le moindre but avec le Real Madrid depuis le 26 octobre 2005). Lors du premier jour du rassemblement des internationaux, mardi, son absence a fait beaucoup parler. « Cela surprend tout le monde que le capitaine ne soit pas là », déclarait Fernando Torres. « Pour nous, il sera toujours le capitaine », soulignait Antonio Lopez. « C’est une absence difficile à combler », relevait Sergio Ramos, équipier de Raul au Real Madrid. L’Espagne a pourtant déjà gagné sans son capitaine et a même livré son meilleur match depuis des années avec un Raul remplaçant. C’était le 14 juin, face à l’Ukraine. L’Espagne s’était imposée 4-0, réussissant une entrée fracassante dans le Mondial 2006. Raul n’était entré qu’en seconde période, à la 55e minute, et l’issue du match était déjà scellée (3-0 après 48 minutes de jeu).
Le sélectionneur de l’équipe d’Espagne, Luis Aragones, dans une position fragile depuis la défaite en Irlande du Nord (3-2), ne résisterait sans doute pas à un nouvel échec en Suède, ce soir, lors de la 3e journée du groupe F des qualifications à l’Euro 2008 de football.
Aragones, en poste depuis juillet 2004, est déjà passé près de la sortie à deux reprises. Il avait offert sa démission après la défaite en 8e de finale de la Coupe du monde face à la France (3-1), pour ne pas avoir rempli son objectif (une demi-finale), et avait bissé après l’humiliation de Belfast.
Mais la Fédération espagnole de football (RFEF) a refusé à chaque fois sa démission, le persuadant que la meilleure des choses était qu’il reste, l’assurant de son « entière confiance » jusqu’à l’Euro 2008.
Si ce constat était...