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Sleimane Frangié ironise sur la déclaration des évêques maronites, Souhaid réplique férocement

L’ancien ministre Sleimane Frangié a critiqué hier sur le ton de l’ironie le communiqué publié la veille par l’Assemblée des évêques maronites. Ces derniers, réunis sous l’égide du patriarche Nasrallah Sfeir, avaient mis en garde contre les appels au changement du gouvernement qui seraient motivés par des arrière-pensées visant à faire échec au tribunal international appelé à juger les assassins présumés de Rafic Hariri et, éventuellement, les auteurs des autres meurtres survenus par la suite. « L’Assemblée des évêques maronites nous est apparue hier avec une prise de position hostile à un gouvernement d’union nationale, c’est-à-dire un gouvernement comprenant les représentants authentiques des chrétiens. Peut-être qu’aux yeux de Bkerké, ces derniers ne sont pas dignes d’être au pouvoir », a déclaré Sleimane Frangié. « Pour être cohérents avec nous-mêmes, nous qui avons toujours été fidèles aux positions de Bkerké, nous devons aujourd’hui, d’après ce que nous avons compris du communiqué, soutenir le député Saad Hariri comme prochain président de la République libanaise », a-t-il conclu. Ces propos ont aussitôt attiré une réplique, non moins ironique, de l’ancien député Farès Souhaid. « Le plus important dans la déclaration de Frangié se trouve dans l’expression :“ d’après ce que nous avons compris du communiqué” », a ainsi souligné M. Souhaid, rappelant que l’ex-député de Zghorta « s’était fait jadis sacrer patriarche ».
L’ancien ministre Sleimane Frangié a critiqué hier sur le ton de l’ironie le communiqué publié la veille par l’Assemblée des évêques maronites.
Ces derniers, réunis sous l’égide du patriarche Nasrallah Sfeir, avaient mis en garde contre les appels au changement du gouvernement qui seraient motivés par des arrière-pensées visant à faire échec au tribunal international appelé à juger les assassins présumés de Rafic Hariri et, éventuellement, les auteurs des autres meurtres survenus par la suite. « L’Assemblée des évêques maronites nous est apparue hier avec une prise de position hostile à un gouvernement d’union nationale, c’est-à-dire un gouvernement comprenant les représentants authentiques des chrétiens. Peut-être qu’aux yeux de Bkerké, ces derniers ne sont pas dignes d’être au pouvoir...