Plus de 80 ans après, l’affaire Seznec attend son épilogue
le 05 octobre 2006 à 00h00
La justice française se penche aujourd’hui sur l’une des grandes énigmes judiciaires du XXe siècle en France, qui a débuté il y a plus de 80 ans avec la condamnation de Guillaume Seznec aux travaux forcés à perpétuité pour un assassinat qu’il a toujours nié avoir commis.
Négociant en bois de Morlaix, une petite ville de Bretagne (Ouest), Guillaume Seznec avait été condamné en 1924 pour le meurtre de son ami Pierre Quemeneur, dont on n’a jamais retrouvé le corps. Il a été gracié en 1947 pour bonne conduite après 20 ans passés au terrible bagne de Cayenne (Guyane française). Sa mort, le 13 février 1954, ajoute encore au mystère : il est écrasé dans la rue par une camionnette qui prend la fuite. Ses descendants n’ont eu de cesse, depuis, de faire reconnaître son innocence.
Le 11 avril 2005, à l’issue d’un combat acharné mené par son petit-fils Denis Seznec, la commission de révision des condamnations pénales a décidé de transmettre ce dossier à la Cour de révision, ouvrant la voie à la possible réhabilitation de Guillaume Seznec à titre posthume. À l’issue de l’audience du 5 octobre, la Cour de révision pourra soit rejeter la demande de révision soit annuler la condamnation aux travaux forcés à perpétuité de Seznec prononcée par une cour d’assises.
Les partisans de la révision soulignent que l’enquête a été conduite par un personnage trouble de l’entre-deux-guerres, un inspecteur de police passé au service de la Gestapo pendant l’occupation, selon le témoignage d’une ancienne résistante connu seulement il y a quelques années. En dépit des nombreuses zones d’ombre du dossier, Seznec est condamné aux travaux forcés à perpétuité, à une voix de majorité parmi les jurés de la cour d’assises.
En Bretagne, sa région natale où l’affaire passionne toujours, Seznec est devenu au fil des ans le symbole de l’erreur judiciaire et, en juillet 1997, le conseil régional avait voté à l’unanimité en faveur de la réouverture du procès.
La justice française se penche aujourd’hui sur l’une des grandes énigmes judiciaires du XXe siècle en France, qui a débuté il y a plus de 80 ans avec la condamnation de Guillaume Seznec aux travaux forcés à perpétuité pour un assassinat qu’il a toujours nié avoir commis.
Négociant en bois de Morlaix, une petite ville de Bretagne (Ouest), Guillaume Seznec avait été condamné en 1924 pour le meurtre de son ami Pierre Quemeneur, dont on n’a jamais retrouvé le corps. Il a été gracié en 1947 pour bonne conduite après 20 ans passés au terrible bagne de Cayenne (Guyane française). Sa mort, le 13 février 1954, ajoute encore au mystère : il est écrasé dans la rue par une camionnette qui prend la fuite. Ses descendants n’ont eu de cesse, depuis, de faire reconnaître son innocence.
Le 11 avril 2005, à l’issue...
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