Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

ZONE EURO Tensions inflationnistes et chômage en hausse

Les prix à la production se sont légèrement tendus au sein de la zone euro en août mais la faible progression du pouvoir d’achat des ménages devrait limiter la transmission de ces tensions inflationnistes au prix de détail, estiment les économistes. Les prix à la production dans la zone euro ont augmenté de 0,1 % en août, leur hausse sur un an s’établissant à 5,7 %, selon les données publiées hier par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,2 % en glissement mensuel correspondant à une progression de 5,7 % sur un an. La hausse des prix à la production pour le mois de juillet a été revue en hausse de 0,1 point à 0,7 % en glissement mensuel et à 6,0 % en glissement annuel. Alors que la hausse des prix de détail devrait décélérer dans les prochains mois à la faveur de la baisse des cours du pétrole après avoir atteint un point haut en juillet, les économistes soulignent que les prix à la production hors énergie sont sur une pente ascendante depuis treize mois consécutifs. « La hausse de l’inflation sous-jacente des prix à la production va conforter les inquiétudes de la BCE sur une diffusion de la récente hausse des cours du pétrole à l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement et sur le risque significatif que cela représente pour les perspectives d’inflation à moyen terme », a déclaré Howard Archer, économiste chez Global Insight. La hausse des prix à la production, si elle n’est pas absorbée par les grossistes et les détaillants, se diffuse aux prix de détail dont la BCE entend maintenir le rythme de hausse annuelle à niveau proche mais inférieur à 2,0 %. La hausse des prix à la consommation au sein de la zone euro est revenue à 1,8 % en rythme annuel en septembre après 2,3 % en août, à la faveur de la baisse des cours du pétrole. Les économistes soulignent toutefois le décalage dans le temps entre la hausse des prix à la production et celle des prix de détail. « Il faut attendre pratiquement un an avant qu’un choc sur les prix à la production des biens de consommation se transmette dans les prix des biens manufacturés pour les consommateurs », rappelle Luigi Speranza, économiste chez BNP Paribas. La BCE a relevé ses taux directeurs de 25 points de base à quatre reprises depuis le mois de décembre, portant son taux de refinancement à 3,0 % en août, afin de lutter contre l’inflation. Elle devrait les relever une nouvelle fois d’un quart de point jeudi pour porter son principal taux directeur à 3,25 %, puis une fois encore en décembre à 3,50 % et même peut-être début 2007 pour le porter à 3,75 %, selon les anticipations de marché. Demande des ménages et pouvoir d’achat Les économistes font toutefois valoir que la modération salariale limitera la transmission aux prix de détail de la hausse des prix à la production. Le chômage, qui affecte la confiance des ménages, pèse sur leur pouvoir d’achat et leur capacité à négocier des augmentations salariales. Il est reparti à la hausse au mois d’août pour atteindre 7,9 % de la population active de la zone euro après 7,8 % en juillet. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une stabilisation du taux de chômage à 7,8 %. La hausse du nombre de demandeurs d’emploi en Allemagne, où le taux de chômage est remonté à 8,5 % en août après 8,2 % le mois précédent, a plus qu’absorbé le léger recul en France et en Autriche. « Le chômage n’a pas poursuivi sa baisse, aussi les entreprises sont-elles en position de force dans les négociations salariales... et c’est le pouvoir d’achat des consommateurs qui commande la hausse des prix de détail », a souligné Edward Teather, économiste chez UBS. « Si la demande des consommateurs n’est pas là, si la hausse des salaires n’est pas au rendez-vous, les distributeurs ne pourront pas imposer des hausses de prix aux consommateurs, malgré la hausse des prix à la production », a-t-il ajouté. La hausse des prix à la production pour les biens de consommation durables et non durables demeure modérée, à 1,8 % et 2,0 % respectivement, sans changement par rapport à juillet. « Cela laisse penser que la transmission de la hausse des prix des matières premières aux consommateurs reste limitée », fait observer Jürgen Michels, économiste chez Citibank. La remontée du taux de chômage doit toutefois être interprétée avec précaution en raison d’effets saisonniers particulièrement marqués pendant la période estivale, rappellent les économistes. Ils soulignent que la tendance à l’amélioration du marché de l’emploi n’est pas remise en cause alors que l’économie de la zone euro continue de croître.
Les prix à la production se sont légèrement tendus au sein de la zone euro en août mais la faible progression du pouvoir d’achat des ménages devrait limiter la transmission de ces tensions inflationnistes au prix de détail, estiment les économistes.
Les prix à la production dans la zone euro ont augmenté de 0,1 % en août, leur hausse sur un an s’établissant à 5,7 %, selon les données publiées hier par Eurostat.
Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une hausse de 0,2 % en glissement mensuel correspondant à une progression de 5,7 % sur un an.
La hausse des prix à la production pour le mois de juillet a été revue en hausse de 0,1 point à 0,7 % en glissement mensuel et à 6,0 % en glissement annuel.
Alors que la hausse des prix de détail devrait décélérer dans les prochains mois à...