Société
Le manuel d’étiquette des aristocrates britanniques se dévergonde
le 04 octobre 2006 à 00h00
Le manuel auquel tout aristocrate britannique se réfère depuis des siècles en matière d’étiquette s’est enrichi de situations reflétant mieux, selon ses auteurs, l’évolution de la société.
L’annexe du Debrett’s, « bible des aristos », sur les bonnes manières, où l’on trouve des recommandations sur les gestes à adopter quand on rencontre des membres de la famille royale, quand on va aux courses ou quand on mange une soupe, a vu le jour en 1769. Aujourd’hui, il aborde aussi des situations qu’est susceptible de rencontrer la jeune femme moderne, qui doit savoir comment gérer l’adultère, s’exhiber seins nus sur la plage ou fréquenter des stars.
Pour ceux que ces nouveautés feraient tiquer, la rédactrice en chef de l’« Étiquette pour les jeunes filles », Jo Aitchison, parle d’une nécessaire mise à la page des gardiens des bonnes manières. « C’est une manière de reconnaître la modernité, a-t-elle expliqué à Reuters. Nous avons arraché le Debrett’s à l’ère victorienne afin de faire en sorte qu’il soit pertinent aujourd’hui. » Ainsi, le manuel donne des conseils dans le cas d’une aventure avec un collègue ou d’une relation d’un soir, sur la façon dont on doit fumer dans les cocktails mondains et sur l’attitude à adopter quand on rencontre une star. « Évitez les tripotages dans les allées sombres et les tâtonnements à l’arrière des taxis, indignes d’une jeune femme respectable, préconise le Debrett’s concernant les aventures d’un soir. Évoquez les mesures nécessaires pour éviter toute maladie ou tout enfant, et tout ira bien. »
Concernant la cigarette, le manuel recommande de « toujours utiliser un cendrier propre, jamais une bouteille de vin, un pot de fleurs ou une assiette sale ». Il précise qu’il faut aussi « éviter de recracher la fumée par les narines » et qu’il est « inélégant de laisser pendre la cigarette dans la bouche (...) »
Aitchinson insiste cependant sur le fait que le manuel ne parle pas que de sexe, de mensonges et de fête. Ses valeurs fondamentales restent les mêmes : élégance, dignité et sang-froid en toutes circonstances, que l’on dîne avec la reine d’Angleterre ou que l’on trompe son mari. « Nous tentons de donner suffisamment de confiance aux jeunes filles pour qu’elles se comportent comme il le faut, a-t-elle déclaré à Reuters. C’est un peu comme un manuel de survie pour les temps modernes, donc nous avons dû y incorporer certains sujets qui sont nouveaux pour Debrett’s. »
Le manuel auquel tout aristocrate britannique se réfère depuis des siècles en matière d’étiquette s’est enrichi de situations reflétant mieux, selon ses auteurs, l’évolution de la société.
L’annexe du Debrett’s, « bible des aristos », sur les bonnes manières, où l’on trouve des recommandations sur les gestes à adopter quand on rencontre des membres de la famille royale, quand on va aux courses ou quand on mange une soupe, a vu le jour en 1769. Aujourd’hui, il aborde aussi des situations qu’est susceptible de rencontrer la jeune femme moderne, qui doit savoir comment gérer l’adultère, s’exhiber seins nus sur la plage ou fréquenter des stars.
Pour ceux que ces nouveautés feraient tiquer, la rédactrice en chef de l’« Étiquette pour les jeunes filles », Jo Aitchison, parle d’une nécessaire...
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