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Actualités - Chronologie

TOURISME Le secteur hôtelier dans l’expectative : rétablir la confiance avant tout

Après une saison estivale ratée et des pertes colossales, la reprise de l’activité du secteur hôtelier se fait à petits pas, encore conditionnée par les aléas politiques locaux et régionaux. Alors que la guerre a permis à certains hôtels de la montagne de maintenir un certain niveau d’activité, la cessation des hostilités ramène le secteur au même point de départ. « Rétablir la confiance » demeure inévitablement le leitmotiv de tous. « Notre but est d’être présents encore plus sur le marché par le biais des foires ou des stratégies directes de commercialisation afin de redonner confiance au touriste arabe et occidental dans le Liban », a expliqué Mira Hawa, directrice du département de ventes au Mövenpick. Les hôtels reconnaissent l’impasse dans laquelle ils se retrouvent actuellement et misent donc sur le long terme. « Nous nous sommes donné une période de neuf mois pour nous rétablir », a noté Zeina Fleyhane du département de marketing au Mövenpick. Entre-temps, les hôtels essayent de subsister avec un taux d’activité médiocre. Ainsi, l’hôtel Le Royal est actuellement occupé à 17 % et s’attend à un taux maximal de 40 % durant la période du ramadan alors qu’il affichait 80 % l’année dernière à la même période. Son directeur de ventes, Ali Haddad, explique que le manque à gagner se situe entre 700 000 et 800 000 dollars par mois et que l’activité de l’hôtel s’est à peine améliorée depuis la guerre. Le Monroe, qui a fermé ses portes pendant toute la durée du conflit et a transféré ses employés au Printania à Broummana, reprend timidement son activité avec un taux d’occupation de 30 %. Parallèlement, le Printania, qui s’était rempli en temps de guerre, est quasiment inoccupé. « Des chantiers de rénovation seront entrepris dans cet hôtel prochainement », a indiqué Joyce Mouawad, directrice du département de marketing. Les hôtels sont incapables de prévoir leur sort, et même si les demandes de réservations reprennent lentement, rien n’est confirmé. « Nous avons reçu beaucoup de demandes de réservations pour novembre pour des congrès, mais les confirmations restent inéluctablement conditionnées par les développements sur la scène locale », a-t-elle ajouté. Toutefois, cette réticence ne semble pas empêcher certains hôtels de tabler sur les mois à venir. « Nous misons sur les stratégies de terrain et sur un marketing agressif pour relancer notre activité », explique Mira Hawa. Le Mövenpick se lance ainsi dans la création du premier centre de conférences donnant directement sur la Méditerranée et qui sera inauguré fin novembre. Les projets ne manquent pas non plus dans le secteur de la restauration qui subit lourdement les séquelles de la guerre. Le président du syndicat, Paul Ariss, explique qu’un projet de portail électronique est en cours pour vendre des tickets de consommation dans les restaurants locaux (au moins quatre tickets au prix de 25 dollars l’unité). « Ce site qui peut intéresser essentiellement les Libanais expatriés permettra de redynamiser le secteur à la prochaine saison », a-t-il ajouté avec un certain optimisme. À l’heure actuelle, ce ne sont pas les initiatives privées qui manquent, mais un vrai plan de sauvetage établi par le gouvernement. Le ministre du Tourisme a bien évoqué un programme de relance du secteur, mais les principaux concernés restent sceptiques quant à sa mise en œuvre. Magali GHOSN

Après une saison estivale ratée et des pertes colossales, la reprise de l’activité du secteur hôtelier se fait à petits pas, encore conditionnée par les aléas politiques locaux et régionaux.
Alors que la guerre a permis à certains hôtels de la montagne de maintenir un certain niveau d’activité, la cessation des hostilités ramène le secteur au même point de départ.
« Rétablir la confiance » demeure inévitablement le leitmotiv de tous.
« Notre but est d’être présents encore plus sur le marché par le biais des foires ou des stratégies directes de commercialisation afin de redonner confiance au touriste arabe et occidental dans le Liban », a expliqué Mira Hawa, directrice du département de ventes au Mövenpick.
Les hôtels reconnaissent l’impasse dans laquelle ils se retrouvent actuellement et misent...