Iran
Une nouvelle loi US prévoit des sanctions contre
les partenaires de Téhéran
le 02 octobre 2006 à 00h00
Le Congrès américain a adopté samedi matin une nouvelle loi prévoyant des sanctions à l’encontre des pays qui collaborent au programme nucléaire iranien et qui fournissent à Téhéran des armes de haute technologie. Sans désigner de pays en particulier, cette mesure est perçue comme un avertissement à l’intention de la Russie et de la Chine, deux pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU opposés à des sanctions internationales contre Téhéran. Dans la droite ligne de la politique de la carotte et du bâton adoptée par Washington, cette loi dispose que les États-Unis ont le devoir de « ne pas mettre en œuvre d’accords de coopération avec les gouvernements des pays apportant leur soutien au programme nucléaire iranien ou fournissant (à Téhéran) des armes conventionnelles de haute technologie ou des missiles ». À Téhéran, le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a condamné hier cette nouvelle loi. « L’adoption de telles lois n’a pas d’autres conséquences que d’affecter les intérêts américains et d’accroître l’isolement de ce pays », a poursuivi le porte-parole. L’Iran fait déjà l’objet de sanctions unilatérales de Washington, interdisant notamment tout investissement américain dans la République islamique.
Par ailleurs, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré samedi que l’Iran ne suspendra pas l’enrichissement d’uranium, même pour quelques jours, rejetant une exigence-clé des grandes puissances. Hier, le porte-parole de la diplomatie iranienne Mohammad Ali Hosseini a répété que l’Iran refuse toujours la suspension de l’enrichissement d’uranium comme précondition à l’ouverture de négociations sur son programme nucléaire et rejette tout ultimatum en la matière. Il a aussi démenti que l’Iran ait envisagé une telle suspension lors de récentes discussions avec le représentant de la diplomatie de l’UE Javier Solana.
Le négociateur en chef iranien dans le dossier du nucléaire, Ali Larijani, a, enfin, indiqué au magazine allemand Focus paru aujourd’hui que son pays veut, à terme, enrichir de l’uranium à grande échelle.
Naissance de la première brebis clonée
en République islamique
L’Iran a annoncé la naissance d’une brebis clonée, a rapporté samedi l’agence officielle Irna. « La brebis est née dans le centre de recherche Rouyan à Ispahan (centre) à 03h00 du matin », a déclaré le docteur Hamid Gourabie, directeur du centre. « Elle est actuellement sous contrôle médical », a-t-il ajouté. En juillet, l’Iran avait annoncé la naissance d’une brebis clonée mais l’animal était mort en quelques minutes. Les chercheurs iraniens ont procédé selon la méthode utilisée pour Dolly, la première brebis clonée il y a dix ans en Grande-Bretagne.
Le Congrès américain a adopté samedi matin une nouvelle loi prévoyant des sanctions à l’encontre des pays qui collaborent au programme nucléaire iranien et qui fournissent à Téhéran des armes de haute technologie. Sans désigner de pays en particulier, cette mesure est perçue comme un avertissement à l’intention de la Russie et de la Chine, deux pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU opposés à des sanctions internationales contre Téhéran. Dans la droite ligne de la politique de la carotte et du bâton adoptée par Washington, cette loi dispose que les États-Unis ont le devoir de « ne pas mettre en œuvre d’accords de coopération avec les gouvernements des pays apportant leur soutien au programme nucléaire iranien ou fournissant (à Téhéran) des armes conventionnelles de haute technologie ou des...
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