Les quatre clubs anglais alignés en Ligue des champions affichent, avec sept victoires et un nul après deux journées, un bilan en rapport avec leurs ambitions.
Arsenal, Chelsea, Manchester United et Liverpool, en tête de leur groupe, ont inscrit 16 buts, en encaissant six. L’Angleterre est la seule grande nation dont aucun représentant n’a connu la défaite. Décrite comme « le meilleur championnat du monde » par le président de la Barclays Bob Diamond qui a reconduit son parrainage avec la Premier League, la 1re division anglaise ne présente pourtant pas un bilan européen à la hauteur de ce statut proclamé.
Depuis l’explosion des budgets et le lancement de la Premier League en 1992, seuls Manchester United (1999) et Liverpool (2005) ont remporté la Ligue des champions. Ce bilan place l’Angleterre à hauteur de l’Allemagne, mais derrière l’Espagne (4) et l’Italie (3). Le nombre de finalistes est plus éloquent encore : trois clubs anglais, contre neuf italiens, sept espagnols et quatre allemands.
Mais cette saison, les ambitions anglaises semblent accessibles.
Chelsea, sur lequel Roman Abramovich déverse ses millions, en a fait son objectif prioritaire. Après avoir été sorti par le futur vainqueur en 2005 et 2006, l’équipe de Jose Mourinho est un favori logique avec le FC Barcelone qu’il recevra lors de la 3e journée.
Sérénité
Solide à défaut d’être spectaculaire, Chelsea a battu Brême (2-0) avant de s’imposer au Levski Sofia (3-1), sa première victoire européenne à l’extérieur depuis près d’un an. La méforme de Shevchenko est le seul réel souci.
« Nous devons nous améliorer. Nous ne jouons pas encore très très bien. Mais suffisamment pour me rendre heureux », a reconnu Mourinho, satisfait de « gagner en jouant laid ».
S’il y a une équipe qui ne joue pas « laid », c’est Arsenal, victorieux à Hambourg (2-1) et contre Porto (2-0), et à qui sa finale de 2006 offre un nouveau statut.
« Atteindre la finale nous a apporté en même temps foi en nous et frustration. Nous essayons de transformer cette frustration en motivation », dit Wenger, qui ne fait plus ricaner quand il dit qu’il « veut gagner » le tournoi. La jeunesse de l’effectif pourrait être un obstacle. Mais l’équipe qui a battu Porto, malgré une moyenne d’âge de 24 ans, a montré une grande maîtrise.
Malgré deux victoires (3-2 contre le Celtic et 1-0 à Benfica), la sérénité est moins grande à Manchester United, après une campagne 2005-2006 catastrophique.
Au Portugal, la victoire a été obtenue sans panache. « Nous manquons de constance. On joue, huit, neuf ou dix très bon matches, et on enchaîne avec deux mauvais », met en garde Rio Ferdinand.
Le début de saison calamiteux de Wayne Rooney, compensé par la réussite de Louis Saha, inquiète. À Lisbonne, l’attaquant s’est vertement fait rappeler à l’ordre par ses équipiers, John O’Shea et Gabriel Heinze.
Liverpool a également un souci de constance, illustré contre Galatasaray (3-2). Menant 3 à 0, les Reds sont ensuite retombés dans leurs errements défensifs du début de saison. Toutefois, l’équipe de Rafael Benitez, la seule formation anglaise à avoir concédé un nul (0-0 à Eindhoven), était loin d’être favorite l’année de sa victoire en 2005.
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Arsenal, Chelsea, Manchester United et Liverpool, en tête de leur groupe, ont inscrit 16 buts, en encaissant six. L’Angleterre est la seule grande nation dont aucun représentant n’a connu la défaite. Décrite comme « le meilleur championnat du monde » par le président de la Barclays Bob Diamond qui a reconduit son parrainage avec la Premier League, la 1re division anglaise ne présente pourtant pas un bilan européen à la hauteur de ce statut proclamé.
Depuis l’explosion des budgets et le lancement de la Premier League en 1992, seuls Manchester United (1999) et Liverpool (2005) ont remporté la Ligue des champions. Ce bilan place l’Angleterre à hauteur de...