La Bourse de Beyrouth était indécise en ce début de semaine, dans un marché toujours préoccupé par la situation politique intérieure. Le désarmement du Hezbollah et d’autres formations palestiniennes, qui continue de soulever des polémiques dans le pays, semble être à l’origine de ce climat peu propice aux placements en actifs libanais.
En mal d’orientation, certains opérateurs ont donc continué de se débarrasser de leurs actions dans la plupart des compartiments de la cote, alors que d’autres estimaient devoir rester à l’écart en cette période, se contentant toujours de rééquilibrer leurs portefeuilles titres.
Solidere, société phare du marché libanais des valeurs mobilières, devait subir la pression de quelques ventes de lassitude en rapport avec les inquiétudes politiques qui planent sur le pays. Les actions A de cette société sont redescendues de 18,51 $ à 18,30 $ (-1,13 %) et celles de la catégorie B de 18,44 à 18,33 $ (-0,59 %).
Les valeurs bancaires ont été diversement traitées. D’un côté, les certificats GDR de la Bank Audi ont continué à être activement recherchés, remontant de 64,50 $ à 64,70 $ (+0,31 %), ainsi que les actions ordinaires de la Byblos Bank qui ont progressé de 1,90 $ à 1,93 $ (+1,57 %). Mais d’un autre côté, les certificats GDR de la BLOM Bank se sont repliés de 69,75 $ à 69,70 $ ainsi que les actions préférentielles de la Byblos Bank de 105 $ à 102 $ (-2,85 %).
Par ailleurs, le cimentier Holcim a continué de battre en retraite, retombant de 2,32 $ à 2,30 $ (ex-dividende) en baisse de 0,86 %.
En effet, l’indice BLOM des valeurs libanaises a reperdu 5,24 points ou 0,39 % à 1 338,91 points, dans des échanges très minces. À cet égard, on a relevé hier la négociation de 82 546 titres d’une valeur de 1 702 974 $, dont 17 224 actions A et B de Solidere d’une valeur de 317 232 $, contre 214 205 titres d’une valeur de 8 606 530 $, dont 34 072 actions A et B de Solidere d’une valeur de 629 822 $, vendredi dernier.
Sur le marché des changes, les offres et les demandes de dollar se sont équilibrées sans aucune intervention de la Banque du Liban qui est restée en dehors du négoce. C’est ainsi que le billet vert a continué de fluctuer dans une fourchette comprise entre 1 512,25 et 1 512,75 LL, mais dans des volumes généralement légers.
Les Bourses sans élan
Les Bourses européennes ont terminé sur une note quasi stable hier, à l’issue d’une journée sans beaucoup d’écarts de cours ni d’échanges. Les tentatives de reprise se sont heurtées aux craintes d’un durcissement de la politique monétaire de la BCE, après les propos tenus par son président Jean-Claude Trichet à Singapour. Il en est de même de l’annonce d’une baisse de 0,4 % de la production industrielle dans la zone euro en juillet, qui a déçu les attentes des opérateurs. Pourtant, la cote a trouvé un certain appui par endroits dans la publication de résultats semestriels encourageants par plusieurs sociétés.
La Bourse de New York était en baisse, après un départ dans le vert. Elle a souffert de la diminution de l’excédent de la balance américaine des capitaux de 75,1 milliards $ en juin à 32,9 milliards $ en juillet, consécutivement au recul des achats de titres américains par les investisseurs étrangers de 82,4 milliards $ à 31,8 milliards $ pendant la même période. Les opérateurs sont restés prudents après cette statistique en attendant les prix à la production en août aujourd’hui.
L’euro légèrement mieux face au dollar
Sur les marchés internationaux des changes, l’euro a légèrement progressé face au dollar hier en dépit d’indicateurs soulignant les déséquilibres de l’économie américaine, alors que les décisions du G7 sur les devises asiatiques laissaient de marbre les opérateurs. Les investisseurs ont passé outre à la nette contraction de l’excédent de la balance américaine des capitaux en juillet ainsi qu’à l’aggravation du déficit des comptes courants des États-Unis à 218,4 milliards $ au 52e trimestre contre 213,2 milliards $ au premier et ont estimé devoir rester sur leurs positions.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Bourse de Beyrouth était indécise en ce début de semaine, dans un marché toujours préoccupé par la situation politique intérieure. Le désarmement du Hezbollah et d’autres formations palestiniennes, qui continue de soulever des polémiques dans le pays, semble être à l’origine de ce climat peu propice aux placements en actifs libanais.
En mal d’orientation, certains opérateurs ont donc continué de se débarrasser de leurs actions dans la plupart des compartiments de la cote, alors que d’autres estimaient devoir rester à l’écart en cette période, se contentant toujours de rééquilibrer leurs portefeuilles titres.
Solidere, société phare du marché libanais des valeurs mobilières, devait subir la pression de quelques ventes de lassitude en rapport avec les inquiétudes politiques qui planent sur le pays....