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Marché de l’immobilier Une reprise lente

Plus de trois semaines après la fin du conflit, le marché de l’immobilier est toujours au ralenti. Ceci n’a rien de très surprenant en définitive. Le pays sort tout juste d’une période qui a choqué les esprits. Dans ce contexte, beaucoup d’investisseurs préfèrent rester prudents. Comme nous l’avions répété auparavant, ces stratégies sont tout à fait légitimes. Le blocus aérien et maritime qui est en train d’asphyxier notre économie renforce les inquiétudes. L’absence de garanties sur l’avenir et le manque de confiance freinent également les investissements. Cette situation va certainement pénaliser à court terme les ventes d’appartements, qu’ils soient neufs ou anciens. Beaucoup de Libanais ont actuellement d’autres priorités. Il faudra sans doute attendre quelques semaines pour que ce secteur reprenne. De plus, beaucoup de ressortissants arabes ont été particulièrement refroidis par les derniers événements. Ils sont actuellement dans une phase d’observation et d’attente et ne veulent prendre aucun risque. Parallèlement, des signes montrent une reprise progressive. Bien que les ventes soient encore rares, l’intérêt des investisseurs revient peu à peu. Cette situation s’explique par plusieurs facteurs : – la majorité des chantiers a repris. Par exemple, les plus importants projets du centre-ville de Beyrouth s’activent pour rattraper leur retard après quatre à cinq semaines d’interruption. Les promoteurs cherchent désormais à séduire à nouveau la clientèle ; – l’indicateur le plus positif a été le maintien des prix de l’immobilier. Dans notre rubrique précédente, nous expliquions qu’une baisse aurait été la bienvenue. Toutefois, la majorité des propriétaires propose les mêmes prix qu’au début juillet. Par contre, nous avons eu écho de quelques augmentations. Cette logique est surprenante et particulièrement déplacée dans le contexte politique et sécuritaire actuel ; – nous avons plusieurs investisseurs libanais qui nous sollicitent pour acquérir des parcelles à Beyrouth. Conscients des risques possibles, leur stratégie s’inscrit sur du long terme. Il s’agit principalement de personnes souvent bien informées, qui suivent et analysent la situation géopolitique avec minutie. Elles se basent sur la solidarité de la classe politique malgré de nombreux désaccords et des querelles internes, sur le retour de la souveraineté du pays et sur la présence des forces de la Finul au Liban-Sud. Bien que certaines interrogations ne soient pas encore résolues, ces investisseurs restent confiants, misent sur une nouvelle stabilité et restent persuadés que la guerre et le danger sont passés. Leurs espoirs portent sur un retour progressif de la demande principalement de la part des expatriés ; – la hausse du cours du baril durant le conflit a augmenté considérablement les liquidités des monarchies du Golfe. Certaines sources nous indiquent que de nombreux Koweïtiens restent attachés au Liban qui est toujours à leurs yeux un espace d’investissement. Ces informations contrastent avec l’attentisme des autres groupes d’investisseurs de la péninsule arabique ; – d’importantes sociétés disposant de nombreuses boutiques dans le Grand Beyrouth continuent à chercher de nouveaux emplacements. Nous avons des demandes pour la rue Hamra, qui, pendant les hostilités, est restée active au contraire du centre-ville totalement déserté par les commerçants et les clients. En coopération avec RAMCO 01/349910 mail@ramcolb.com
Plus de trois semaines après la fin du conflit, le marché de l’immobilier est toujours au ralenti. Ceci n’a rien de très surprenant en définitive. Le pays sort tout juste d’une période qui a choqué les esprits. Dans ce contexte, beaucoup d’investisseurs préfèrent rester prudents. Comme nous l’avions répété auparavant, ces stratégies sont tout à fait légitimes. Le blocus aérien et maritime qui est en train d’asphyxier notre économie renforce les inquiétudes.
L’absence de garanties sur l’avenir et le manque de confiance freinent également les investissements. Cette situation va certainement pénaliser à court terme les ventes d’appartements, qu’ils soient neufs ou anciens. Beaucoup de Libanais ont actuellement d’autres priorités. Il faudra sans doute attendre quelques semaines pour que ce secteur...