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Pharaon dénonce « le ton putschiste » du général

Le ministre d’État pour les Affaires parlementaires, Michel Pharaon, a critiqué hier le ton adopté par le chef du CPL, le général Michel Aoun, contre le gouvernement, le qualifiant de « putschiste ». « Le ton putschiste adopté par le général Michel Aoun n’a pas de raison d’être », a déclaré M. Pharaon à la Voix du Liban. « Le général nous avait habitués au respect des méthodes démocratiques. Nous ne voyons aucune justification pour un tel ton, d’autant que ce gouvernement a remporté une grande victoire diplomatique contre l’ennnemi israélien et a dû subir de très fortes pressions de la part du président syrien Bachar el-Assad », a expliqué le ministre. « Cela est la preuve de son succès », a-t-il ajouté. « Nous sommes, dans cette phase, en faveur du dialogue et nous comprenons les propos sur le changement démocratique ou par le biais du dialogue », a poursuivi M. Pharaon, estimant toutefois que « le climat actuel n’est pas propice à un changement gouvernemental ». « Lorsque la question de la présidence de la République trouvera sa solution, nous entrerons alors automatiquement dans le changement gouvernemental », a-t-il souligné. « Si nous voulons parler d’une application de Taëf, il faudra que l’on procède, dans une nouvelle phase, à l’élection d’un président de la République dont la participation sera effective. C’est alors qu’un gouvernement d’union nationale verra le jour », a-t-il conclu. De son côté, le ministre du Tourisme, Joe Sarkis, également interrogé par la Voix du Liban, s’est demandé pourquoi le général Aoun « insiste tellement pour participer aujourd’hui au gouvernement, après avoir refusé quand tout le monde souhaitait qu’il y entre ». « Le gouvernement agit et il restera parce qu’il jouit de la confiance du peuple, du Parlement et des États », a ajouté M. Sarkis, soulignant que le cabinet Siniora « bénéficie d’un large soutien de toutes parts, à l’intérieur comme à l’extérieur ». « Pourquoi le général Aoun est-il le seul à insister sur un changement, alors que ses alliés au sein même du gouvernement n’ont pas manifesté un tel enthousiasme à obtenir la chute du cabinet, ni même les plus proches parmi les proches du général ? » s’est interrogé le ministre, soulignant que, dans tous les pays, « l’opposition est plus rentable que le pouvoir ».
Le ministre d’État pour les Affaires parlementaires, Michel Pharaon, a critiqué hier le ton adopté par le chef du CPL, le général Michel Aoun, contre le gouvernement, le qualifiant de « putschiste ».
« Le ton putschiste adopté par le général Michel Aoun n’a pas de raison d’être », a déclaré M. Pharaon à la Voix du Liban.
« Le général nous avait habitués au respect des méthodes démocratiques. Nous ne voyons aucune justification pour un tel ton, d’autant que ce gouvernement a remporté une grande victoire diplomatique contre l’ennnemi israélien et a dû subir de très fortes pressions de la part du président syrien Bachar el-Assad », a expliqué le ministre.
« Cela est la preuve de son succès », a-t-il ajouté.
« Nous sommes, dans cette phase, en faveur du dialogue et nous comprenons les propos...