Les pêcheurs libanais ruinés
par la guerre et la marée noire
le 28 août 2006 à 00h00
La guerre entre Israël et le Hezbollah menace encore de ruine les pêcheurs dont les bateaux sont englués dans la marée noire ou cloués au port par le maintien du blocus israélien, constate Jocelyne Zablit, de l’AFP.
Dans les petites anses le long de la côte libanaise, ils sont des dizaines à contempler avec désespoir les nappes noires qui lèchent leurs barques depuis le bombardement de la centrale électrique de Jiyeh. La crise écologique a occulté celle traversée par plusieurs milliers de pêcheurs libanais qui n’ont pas réussi à attirer l’attention du gouvernement ou à obtenir le moindre soutien.
« Ça va faire bientôt deux mois qu’aucun d’entre nous n’a pu travailler », déplore Mohammad Kniwa, président du syndicat des pêcheurs de Raouché, un port pollué. L’armée libanaise a commencé à pomper la nappe noire et épaisse qui recouvre bateaux et rochers de la baie et souille jusqu’aux pattes des matous errants. Seule la Fondation Hariri a aidé les pêcheurs, leur remettant une centaine de dollars chacun et des vivres, explique Kniwa. « Personne du gouvernement n’a même daigné venir parler avec nous », regrette avec amertume Ahmad Itani.
Dans le port d’Ouzaï, où la totalité d’une petite flotte de 300 barques de pêche a été détruite par les bombardements israéliens en juillet, la colère est palpable. « Mon bateau est fichu, mon gagne-pain perdu et tout ce que le gouvernement fait c’est de s’occuper des plages pour les touristes et ses copains », lâche Adel Zeineddine. Ici, le Hezbollah a donné à chaque pêcheur 150 dollars et de quoi manger. Mais si cette aide a été la bienvenue, elle ne suffira pas à les aider à vivre dans les mois qui viennent. Ceux qui ont des enfants préviennent déjà qu’ils n’iront pas à l’école cette année. Des pêcheurs racontent que même quand ils s’aventurent hors des eaux souillées pour pêcher, ils ne vendent rien. Les clients ont trop peur de la pollution.
Selon le président du syndicat des restaurateurs, Paul Aris, 400 restaurants spécialisés sont affectés. Contacté par l’AFP, le ministre de l’Environnement Yacoub Sarraf a assuré qu’une évaluation des dégâts de la marée noire était en cours et que le gouvernement envisageait de dédommager les pêcheurs.
La guerre entre Israël et le Hezbollah menace encore de ruine les pêcheurs dont les bateaux sont englués dans la marée noire ou cloués au port par le maintien du blocus israélien, constate Jocelyne Zablit, de l’AFP.
Dans les petites anses le long de la côte libanaise, ils sont des dizaines à contempler avec désespoir les nappes noires qui lèchent leurs barques depuis le bombardement de la centrale électrique de Jiyeh. La crise écologique a occulté celle traversée par plusieurs milliers de pêcheurs libanais qui n’ont pas réussi à attirer l’attention du gouvernement ou à obtenir le moindre soutien.
« Ça va faire bientôt deux mois qu’aucun d’entre nous n’a pu travailler », déplore Mohammad Kniwa, président du syndicat des pêcheurs de Raouché, un port pollué. L’armée libanaise a commencé à pomper...
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