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Amnesty accuse Israël de « crimes de guerre » au Liban

Israël a commis des « crimes de guerre » au Liban lors de sa récente offensive contre le Hezbollah, selon un rapport d’Amnesty International publié hier, accusant l’armée israélienne d’avoir « délibérément » visé des installations civiles. Dans ce rapport, l’organisation de défense des droits de l’homme, basée à Londres, précise qu’elle veut « qu’une enquête indépendante, complète et impartiale soit conduite de façon urgente par les Nations unies sur les violations graves par les deux parties au conflit (Israël et Hezbollah) des lois internationales en matière humanitaire ». Amnesty a précisé qu’elle se penchera sur l’attitude du Hezbollah dans ce conflit avec Israël dans un document séparé, dont elle n’a pas précisé la date de publication. Concernant les bombardements de l’armée israélienne au Liban, le rapport d’Amnesty estime que « la destruction de centrales électriques, d’usines de traitements des eaux ainsi que d’infrastructures routières indispensables pour le transport de la nourriture et de l’aide humanitaire était délibérée et faisait intégralement partie de la stratégie militaire » d’Israël. Et beaucoup de ces attaques ciblées contre des structures civiles, « des attaques sans discrimination et disproportionnées », « sont des crimes de guerre », a insisté Kate Gilmore, secrétaire générale exécutive adjointe de l’organisation. « Le type de ces attaques, leur étendue et leur ampleur font que les affirmations d’Israël selon lesquelles ces destructions ne seraient que des “dommages collatéraux” ne sont tout simplement pas crédibles », a ajouté Kate Gilmore, soulignant que plusieurs cibles étaient situées dans des « zones sans intérêt stratégique apparent » pour l’armée israélienne. À l’appui de ces affirmations, Amnesty rappelle une déclaration de Dan Haloutz, le chef d’état-major israélien : « Rien n’est à l’abri (au Liban), c’est aussi simple que cela », avait affirmé ce militaire lors de l’offensive de Tsahal. Amnesty a précisé avoir rédigé ce rapport à partir d’informations rassemblées par ses envoyés sur le terrain lors de missions récentes au Liban et en Israël, auprès de dizaines de victimes, de représentants des Nations unies, de représentants des forces armées israéliennes et de représentants du gouvernement libanais, ainsi que via les déclarations officielles de toutes les parties au conflit et les rapports des différents médias.
Israël a commis des « crimes de guerre » au Liban lors de sa récente offensive contre le Hezbollah, selon un rapport d’Amnesty International publié hier, accusant l’armée israélienne d’avoir « délibérément » visé des installations civiles.
Dans ce rapport, l’organisation de défense des droits de l’homme, basée à Londres, précise qu’elle veut « qu’une enquête indépendante, complète et impartiale soit conduite de façon urgente par les Nations unies sur les violations graves par les deux parties au conflit (Israël et Hezbollah) des lois internationales en matière humanitaire ».
Amnesty a précisé qu’elle se penchera sur l’attitude du Hezbollah dans ce conflit avec Israël dans un document séparé, dont elle n’a pas précisé la date de publication.
Concernant les bombardements de l’armée...