Dix jours après la cessation des hostilités, le marché immobilier se trouve toujours dans une situation d’attente. Néanmoins, beaucoup d’investisseurs gardent un réel optimisme.
L’attentisme de nombreuses personnes est compréhensible et légitime. Depuis la fin des bombardements le 14 août, la situation ne s’est guère clarifiée et la trêve demeure fragile. De plus, plusieurs questions au sujet du désarmement du Hezbollah, du rôle de l’armée libanaise au Liban-Sud, de la composition de la Force d’intervention des Nations unies au Liban (Finul), de l’attitude d’Israël et des réactions sur la scène politique locale sont encore sans réponse. Dans ces conditions, la logique la plus sage est d’attendre et d’observer. La précipitation n’est pas recommandée. Il est incontestable qu’il est encore trop tôt pour avancer différents scénarios. D’ici à une dizaine de jours, nous en saurons plus. L’attente des investisseurs n’est en rien négative pour le marché immobilier. Elle marque une certaine maturité.
Toutefois, cette prudence tranche avec l’optimisme de certains investisseurs qui voient déjà à long terme. Ces derniers sont persuadés que la situation va s’améliorer et que les affaires vont reprendre. Leur stratégie repose sur des scénarios liés à une stabilité durable au Liban-Sud et à des prémices de paix.
Leur attitude se base sur plusieurs points : il n’y a pas eu de retraits massifs d’argent hors du Liban, la situation financière du pays est sécurisée, la stabilité des prix du marché est rassurante et les ressortissants arabes n’ont pas abandonné leurs projets.
Par exemple, nous savons qu’un important groupe financier local a maintenu ses projets immobiliers à Beyrouth : la construction d’une boutique-hôtel au centre-ville et d’une tour résidentielle à la périphérie de Beyrouth. L’attitude de ce groupe est encourageante et démontre que certains investisseurs gardent confiance.
D’un autre côté, il est très important de noter que, depuis le 12 juillet, les prix du marché sont restés stables. L’offre et la demande ont été globalement limitées. Les propriétaires n’ont pas bradé leurs biens au grand désespoir de certains profiteurs qui rôdaient à la moindre opportunité. Les propriétaires en majorité prennent leur mal en patience dans l’attente de jours meilleurs. D’autres n’en démordent pas et maintiennent leurs prix de début juillet. À l’opposé, une minorité accepte pour des raisons personnelles de faire un geste. Par exemple, il se trouve un client qui possède une petite parcelle dans le quartier de Kantari et qui serait d’accord pour baisser de 15 % son prix si un demandeur se manifestait. Cet exemple n’a rien de choquant. Au contraire, il n’y a pas de mal à ce que certains propriétaires d’appartements et de terrains acceptent d’accorder des remises de 10 à 15 %. Cette stratégie ne traduirait nullement un pessimisme ambiant. Bien au contraire, elle pourrait avoir un effet d’accélérateur sur le marché qui reste partiellement endormi depuis plus de 40 jours. Cela serait même très positif en rééquilibrant un secteur où prédominaient en juin dernier des propriétaires et des investisseurs un peu trop gourmands.
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Dix jours après la cessation des hostilités, le marché immobilier se trouve toujours dans une situation d’attente. Néanmoins, beaucoup d’investisseurs gardent un réel optimisme.
L’attentisme de nombreuses personnes est compréhensible et légitime. Depuis la fin des bombardements le 14 août, la situation ne s’est guère clarifiée et la trêve demeure fragile. De plus, plusieurs questions au sujet du désarmement du Hezbollah, du rôle de l’armée libanaise au Liban-Sud, de la composition de la Force d’intervention des Nations unies au Liban (Finul), de l’attitude d’Israël et des réactions sur la scène politique locale sont encore sans réponse. Dans ces conditions, la logique la plus sage est d’attendre et d’observer. La précipitation n’est pas recommandée. Il est incontestable qu’il est encore trop...
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